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Partis politiques et élections locales: Comment éviter les couacs des législatives

Le rythme des préparatifs des élections locales va crescendo.
Dans un contexte social tendu, le rythme des préparatifs des élections locales va crescendo.
Les préparatifs pour les élections locales mobilisent l’ensemble des quartiers généraux et des structures des partis politiques en pleine saison estivale. Chaque parti tente d’accélérer la constitution de ses listes en prévision du double scrutin (APC/APW).

D’autres, notamment ceux qui n’ont pas pris part à l’échéance des locales précédentes, donc non exemptés de la collecte des signatures, s’y préparent dès lors à amplifier le parrainage des citoyens afin d’assurer leur présence sur la scène politique. A ce propos, de nombreux partis n’ont pas pu, pour une raison ou une autre, collecter des signatures exigées pour pouvoir présenter des listes de candidatures dans différentes circonscriptions. Il s’agit pour les partis pénalisés par les délais, d’éviter les mésaventures des législatives et de relever un véritable défi pour démontrer leur ancrage dans la société. Si quelques partis, notamment ceux du pouvoir (FLN et RND) sont épargnés en raison des résultats obtenus lors des dernières élections locales, les autres formations doivent, dans la majorité des cas, recourir au parrainage populaire de chaque circonscription où elles comptent présenter des listes électorales.

Seuls les partis islamistes ont été débarrassés de la collecte des signatures grâce aux arrangements du ministère de l’Intérieur, qui a attribué les résultats obtenus dans le cadre de l’alliance de l’Algérie verte (AAV), une coalition concoctée pour présenter des listes communes lors des élections précédentes, à l’ensemble des partis la constituant. A titre de rappel, les partis politiques qui n’ont pas obtenu plus de 4% des suffrages exprimés lors des élections locales précédentes ou n’ayant pas 10 élus au niveau des Assemblées populaires locales, doivent être appuyés par au moins 50 signatures d’électeurs de la circonscription électorale concernée pour chaque siège à pourvoir. Outre la collecte des signatures, certains partis ont commis l’erreur de centraliser l’opération de choix de candidature ou de coopter des têtes de listes et des premières positions sur les listes de candidature du fait, notamment, que des considérations tribales et archaïques demeurent encore un facteur fondamental à prendre en compte dans plusieurs régions du pays.

D’autre part, lors des législatives précédentes, des représentants de partis politiques n’ont pas eu accès, en qualité d’observateurs aux nombreux bureaux de vote. Dans ce contexte, le secrétaire général du FLN a interdit à ses militants d’évoquer la présidentielle pour se concentrer uniquement sur les élections locales qui ont un lien direct avec les préoccupations quotidiennes des citoyens. Malgré le niveau atteint par la décrédibilisation de la vie politique, la majorité des partis prendront part aux élections locales à l’exception de Jil Djadid de Soufiane Djilali et Talaie El-Houriyet, en phase de consultation de ses structures locales, qui trancheront cette question lors de la session prochaine de son comité central, prévue le 26 août prochain. Pour de nombreux observateurs, le FLN et le RND domineront ces élections locales qualifiées de fondamentales et déterminantes de l’élection présidentielle de 2019. Dans ce cadre, Djamel Ould Abbès, qui a fixé au 20 août, la date limite de dépôt de candidatures, a appelé, les militants de son parti à mener des actions de sensibilisation autour de l’importance des prochaines élections locales et à mettre l’accent sur les préoccupations des citoyens à travers l’action de proximité, notamment dans les secteurs de l’éducation, la santé et le logement».

Le RND, dont le patron compte prendre son bâton de pèlerin pour mobiliser ses troupes afin d’affronter ces élections locales, ambitionne de rééditer son exploit des législatives. «Les prochaines échéances locales sont une occasion pour choisir l’élu compétent au service de l’intérêt de la société», a indiqué le SG d’Ennahda lors de la cérémonie d’installation de la commission des élections locales de la wilaya de Constantine. Idem pour le MSP qui a mis l’accent sur les élections locales après avoir fusionné avec le Front de changement de Abdelmadjid Menasra.

Par ailleurs, une partie importante des postulants seront à coup sûr des candidats indépendants parmi les dissidents des partis et ceux qui ne sont encartés dans aucune formation politique. Ces candidats, qui seront confrontés certainement aux tracas administratifs, doivent aussi maîtriser la manière de faire campagne sur les réseaux sociaux. Faute de moyens de financement, la majorité des partis et candidats favoriseront le travail de proximité et le porte-à-porte. Enfin, la majorité des formations ayant hiberné l’intervalle de deux scrutins se rappellera aux électeurs le temps des élections locales prochaines.

Source : actualite-algerie

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