Pendant qu’Erdogan appâte ses relais en Algérie : EuroMed Droits dénonce

Par Kamel M. – EuroMed Droits a dénoncé, dans une déclaration adressée à l’Union européenne à la veille du Conseil d’association qui examinera les relations bilatérales UE-Turquie, prévu ce 15 mars, les atteintes aux droits de l’Homme par le régime islamiste d’Ankara.

«Depuis la levée de l’état d’urgence en Turquie en juillet 2018, l’espace réservé aux organisations de la société civile dans le pays s’est de plus en plus rétréci et les défenseurs des droits humains ont été soumis à une pression constante du gouvernement turc», souligne l’organisation, qui fustige une «définition vague du terrorisme (…) constamment exploitée par la justice turque pour cibler les défenseurs des droits humains et les voix dissidentes pacifiques, les accusant d’être membres d’une organisation terroriste et de propagande pour une organisation terroriste».

EuroMed Droits exhorte les dirigeants européens à «exprimer leur inquiétude face à la situation des droits humains en Turquie, comme ça a été le cas lors de la 40e session du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies» et leur demande de «rappeler que les défenseurs des droits humains sont des alliés naturels et indispensables dans la promotion des droits humains et de la démocratisation dans leurs pays, comme indiqué dans les orientations de l’Union européenne concernant les défenseurs des droits de l’Homme».

L’organisation demande au gouvernement turc d’abandonner «inconditionnellement» les poursuites judiciaires engagées pour des motifs politiques, de libérer «sans délai» les milliers de citoyens injustement emprisonnés et victimes de harcèlement judiciaire pour l’exercice légitime de leurs libertés fondamentales et de mettre fin au harcèlement judiciaire des signataires de la pétition «Academics for Peace», un groupe de plus de 2 000 personnes qui soutiennent la paix dans le sud-est de la Turquie.

Le régime dictatorial d’Ankara, dirigé d’une main de fer par Recep Tayyip Erdogan, compte des adeptes en Algérie dont certains siègent au Parlement. Des médias arabophones inféodés à l’AKP assurent également une large propagande au profit du pouvoir turc connu pour son ambition totalitariste sans borne.

K. M.

Source : algeriepatriotique

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