5 juillet : le mouvement populaire réussira-t-il à recouvrer la liberté ?

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Le mouvement populaire, né le 22 février dernier pour exiger le départ du système, s’apprête à fêter de manière particulière le 57ème anniversaire de l’indépendance de l’Algérie. Après avoir réussi à faire tomber le 5ème mandat du président Bouteflika, puis la présidentielle du 4 juillet, les Algériens se montrent déterminés à poursuivre la lutte pour…le recouvrement de la liberté confisquée à l’indépendance.

 

Le rendez-vous revêt un caractère particulier. C’est l’occasion de donner une réponse claire et sans bavure aux tenants du pouvoir qui ont tenté, par tous les moyens, de diviser le mouvement en vue de stopper son élan. Depuis le 19ème vendredi, des appels, sur les réseaux sociaux notamment, se sont multipliés pour faire du 5 juillet une étape décisive .

On compte sur un tsunami humain pour pousser le régime en place à accepter les revendications populaires. Des affiches et des slogans sont préparés. « Il faut sortir massivement le 5 juillet », lancent des internautes sur le réseau social Facebook.

Le même appel est relayé, depuis hier soir, par des personnalités nationales qui ont appelé à leur tour à participer massivement vendredi à la 20èm manifestation hebdomadaire contre le régime.

« Pour la libération de l’Homme »

 Cette année, « faisons du 5 juillet la concrétisation de la libération de l’Homme, après la libération de la Patrie du pouvoir colonial français le 5 juillet 1962 », lancent ces personnalités dans une vidéo postée sur internet.

La vidéo est signée par l’avocat et défenseur des droits de l’Homme Me Mustapha Bouchachi, la professeure de droit Fatiha Benabbou, l’économiste Smaïl Lalmas, le diplomate Abdelaziz Rahabi, le sociologue Nacer Djabi et Karim Tabbou, porte-parole de l’Union pour la démocratie sociale (UDS).

 Lisant tour à tour une déclaration, ils appellent les Algériens « à sortir en groupe, massivement et en force, le jour de la fête de l’indépendance dont le 57ème anniversaire qui coïncidera avec le 20ème vendredi du mouvement populaire ».

Ils insistent principalement sur la nécessité de sauvegarder le « caractère pacifique, unitaire, populaire et national de la Révolution ». Les personnalités en question réclament aussi du pouvoir « des mesures dans le sens de l’apaisement » montrant une « ouverture du dialogue pour sortir de l’impasse politique actuelle » et dénoncent les récentes arrestations de manifestants.

Plus grande marche de l’Histoire

Il faut dire que l’Algérie entière reste sensibilisée face à la nécessité de maintenir intact le mouvement populaire. Les appels lancés jusque là invitent tout le monde à descendre massivement vendredi dans les rues du pays pour faire de cette journée le « vendredi de la Libération » ou « la plus grande marche de l’Histoire ».

La symbolique du 20ème vendredi trouve tout son sens, puisqu’il intervient à quelques jours de l’expiration du mandat du chef de l’Etat intérimaire, Abdelkader Bensalah, qui se retrouvera hors délai constitutionnel à partir du 9 juillet prochain. Mais des questions restent posées.

Le pouvoir et l’institution militaire accepteront-ils d’aller dans le sens voulu par le mouvement populaire ? Les Algériens réussiront-ils à recouvrer la liberté pour passer à l’édification d’un Etat de droit ? Tout dépend de la mobilisation de vendredi prochain et des intentions des tenants du pouvoir qui sont déjà passés à la répression des manifestants pacifiques.

Source : inter-lignes

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