Après les menaces de Gaid Salah : violente répression à Alger des porteurs du drapeau amazigh  

0

Le chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah, met à exécution sa menace contre le drapeau Amazigh. Anticonstitutionnelle, la décision est appliquée à la lettre par les services de police qui usent, depuis ce matin, d’une violence inouïe contre les manifestants qui brandissent cet emblème.

Interpellation, arrachage des drapeaux, fouille et usage disproportionnée de la violence à l’égard des manifestants. Les policiers ont même fait usage de gaz lacrymogène contre des citoyens pacifique. Un grave dérapage du pouvoir en place.

Selon des témoins, les policiers, en civil et en uniforme, ont été déployé massivement dans les quatre coins de la capitale pour précéder, essentiellement, à la chasse au drapeau amazigh, conformément à l’instruction du premier militaire du pays qui avait décrété, mercredi, « qu’il n’y aura aucun autre drapeau dans la marche, à part l’emblème national ».

« Des policiers recourent à la fouille systématique des manifestants à la recherche du drapeau Amazigh. Des fourgons cellulaires étaient préparés pour embarquer toute personne qui oppose une résistance. Faisant usage de gaz lacrymogène, les policiers foncent dans la foule des manifestants pour arracher l’emblème amazigh», rapporte notre journaliste présent à la place Audin.

Malgré cette brutalité policière sans précédent, les manifestants restent pacifiques et témoigne d’une solidarité sans failles. « Les Algériens sont des frères et Gaïd Salah est avec les traitres » et « pour un état civil et non pas militaire », lancent les manifestants qui se sont rassemblés au niveau de la place Audin et de la Grande poste.

Adsence Milieu article

Source : inter-lignes

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici