Une cinquantaine de walis et de maires ciblés

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Les walis et les présidents d’APC constituent finalement l’un des corps les plus ciblés par la lutte anti-corruption menée actuellement. Dans le milieu de la justice, on affirme que près d’une cinquantaine d’entre eux sont ou ont été ciblés par des enquêtes. Abla Chérif – Alger (Le Soir) – Dans plusieurs des cas, ces enquêtes se poursuivent à ce jour, nous dit-on, car étant étroitement liées à d’autres affaires de corruption complexes et toujours en cours. On apprend, en outre, que les affaires les plus importantes comportant des noms de walis concernés par cette situation démontrent qu’il s’agit de ceux ayant occupé des postes dans les grandes villes, Oran, Alger, Tlemcen et Constantine viennent en tête, et que ce fait s’explique facilement en raison de l’importance des dossiers dont ils ont été en charge.
L’ex-wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, a, par exemple, dû faire face à pas moins de cinq affaires de justice intimement liées à celles d’anciens ministres ou hauts responsables. Le fait lui a valu d’être placé par deux fois sous contrôle judiciaire, mais il a également bénéficié de relaxe dans une autre affaire.

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Abdelkader Zoukh, affirment des sources bien au fait de la situation, fait partie du groupe de walis ayant été convoqués et écoutés à plusieurs reprises dans le cadre d’enquêtes déclenchées simultanément à l’encontre de ses pairs dans douze autres wilayas. Il s’agit d’Oran, Boumerdès, Tipasa, Béjaïa, Tizi-Ouzou, Setif, Constantine, Mila, Ouargla, Tlemcen, Tiaret et Mostaganem. L’un des anciens walis de Tipasa, Moussa Ghelai, a d’ailleurs été placé sous mandat de dépôt en août dernier, à l’issue d’une longue enquête ayant ciblé deux autres premiers responsables de la wilaya de Tipasa. Tous les trois étaient poursuivis dans le cadre de l’affaire Abdelghani Hamel.

En fait, ces éléments démontrent que les walis de toutes les villes citées ont fait l’objet d’enquêtes car ayant été soupçonnés de transactions douteuses concernant des terres et biens immobiliers de l’Etat, et d’octroi d’indus avantages aux enfants de hauts responsables alors en fonction. En comptabilisant Abdelkader Zoukh, ce sont en tout 13 walis qui se sont retrouvés sous enquêtes liées aux hommes d’affaires. Quatre d’entre eux se trouvent toujours sous contrôle judiciaire.

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Il faut savoir que dans toutes les wilayas ayant été concernées par des enquêtes de corruption, les premiers responsables ont été interdits de conclure toute transaction durant toute la durée des recherches. Bien qu’ayant été moins médiatisés, plusieurs walis de régions de l’intérieur du pays ont été également ciblés par la même opération.
Les présidents d’APC ne sont pas en reste. A Hassi Messaoud, Ouargla, Illizi, El-Tarf, Oran et Annaba, des P/APC, en poste ou à la retraite depuis un moment, ont été écroués au cours des mois précédents pour abus de fonction et dilapidation de deniers publics.

A. C.

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5 Commentaires

  1. Deux poids et deux mesures, une vraie justice chez les Arabes n’existe pas, il faut aller voir ailleurs

  2. Les plus corrompus en Algérie se sont beaucoup plus les magistrats et certains fonctionnaires, je connais un ex procureur général et aussi ex juge à la haute cours D’Alger, malgré qu’il venait d’une famille très modeste, son patrimoine dépasse celui d’un grand homme d’affaires, une grosse partie venait d’un sablière ou son frère avait exercer la fonction de président d’une APC

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