Pour Paris, ils sont encore efficaces pour parvenir à la paix au Mali et au Sahel : La France fait la promotion des «Accords d’Alger »

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a reproché lundi dernier, au Mali de manquer de volonté politique pour la mise en œuvre des accords de paix dans le Sahel, à l’issue d’une rencontre à Stockholm avec son homologue suédoise.

«Dans les accords d’Alger, il y a tout ce qu’il faut pour retrouver la paix au Mali et plus globalement au Sahel », a déclaré le ministre français des Affaires étrangères en marge d’un déplacement à Stockholm.
« Encore faut-il avoir la volonté politique de transformer ces accords en réalité, ce n’est pas encore le cas, je souhaite que ce soit le cas après l’élection présidentielle » malienne qui se tient dans moins de deux mois, a-t-il ajouté.
Depuis quelques mois, la France cherche à faire remonter à la surface les « Accords d’Alger » après les avoir longtemps ignorés. Quels en sont les motifs ? Peut-être l’échec de l’opération militaire Barkhane, qui patauge de plus en plus dans un milieu hostile, notamment avec la rupture avec les populations locales, largement sceptiques à l’action militaire française, et la poussée de Nosrat al-Islam wal Mouslimin, une alliance de groupes armés se réclamant du djihad, créée le 1er mars 2017, et dont les incursions se font de plus en plus meurtrières au Nord-Mali. Signé en 2015 sous médiation algérienne et censé isoler définitivement les djihadistes, l’accord de paix n’est toujours pas appliqué et des zones entières du Mali échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU. Les violences se sont propagées au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des tensions ou des conflits intercommunautaires. « S’il y a un message à faire passer au président (malien) – à celui-là ou un autre, je n’ai pas à prendre parti dans un processus électoral -, aux candidats, c’est de faire en sorte qu’ils s’engagent solennellement pour la mise en oeuvre des accords d’Alger », a insisté le chef de la diplomatie française. L’élection présidentielle au Mali doit se dérouler le 29 juillet. Le président Ibrahim Boubacar Keïta brigue un second mandat.
O. F.


Source : lecourrier-dalgerie

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