Prison ferme requise contre 14 personnes dont d’ex-détenus à Chlef

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D’anciens détenus et militants du hirak comparaissaient, hier, à travers nombre de juridictions du pays. A Chlef, le procureur du tribunal de la ville a requis 18 mois de prison ferme et une amende de 200 000 DA à l’encontre de cinq anciens détenus du hirak et un an de prison ferme et une amende de 100 000 DA contre neuf autres personnes, a fait savoir le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Il s’agit de  Chachou Ali, Djilali Samet Benyoucef, Mohamedi Bouzina Youcef, Fayçal Halimi, Mohamed Fehas, Hamouda Tayeb, Abderrezak Mokrane, Ali Omar, Youcef Khalil, Yazid Ghachi, Youcef Benidra, Lahmar Ahmed Amine, Bouchakour Rahmani Mohamed, Bilal Danden. Ils sont accusés d’‘‘atteinte à l’intégrité et l’unité nationales et incitation à attroupement non armé, a ajouté la même source. Le verdict est fixé pour mercredi prochain. Dans une autre affaire, l’ex-policier Toufik Hassani, qui comparaissait avant-hier, en citation directe, au tribunal de Sidi M’hamed d’Alger, a été condamné à six mois de prison, dont trois mois avec sursis, mais sans mandat de dépôt.

Il est accusé d’«incitation à attroupement non armé» et «atteinte à l’unité nationale». Arrêté lors du 55e vendredi de la marche contre le système à Alger, puis placé en garde à vue au commissariat de Cavignac, Toufik Hassani devait être libéré mardi soir, avec la possibilité de faire cassation dans un délai de dix jours.

Mais à la surprise générale, il a été transféré hier à Chlef, pour comparaître devant le tribunal, «suite à un mandat d’arrêt sur demande de la chambre d’accusation de la cour de Chlef, hier, mardi 10 mars, alors que cette chambre d’accusation a refusé la demande des avocats de renvoyer l’affaire en attendant de récupérer le jugement du tribunal de Saïda», a précisé le CNLD.

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A Constantine, le procureur du tribunal d’El Ziyadia a requis deux ans de prison ferme contre le blogueur Abdelmoundji Khelladi, accusé d’«atteinte à l’intérêt national et à l’unité nationale» pour ses publications Facebook. Le verdict est programmé pour le 1er avril. A Mascara, le procureur a demandé l’accentuation de la sentence du verdict du tribunal dans le cadre du procès en appel de Hadj Ghermoul, activiste du hirak et militant des droits de l’homme.

Poursuivi dans plusieurs affaires, ce dernier a été condamné à une peine de 18 mois de prison ferme et 200 000 DA d’amende pour «diffusion de vidéos portant atteinte à l’intérêt national». Le verdict est pour le 25 mars. A Tizi Ouzou, le jeune Rafik Abtoche, originaire de Draa Ben Khedda, arrêté hier à Boumerdès pour possession de pancartes «Etat civil, pas militaire» dans sa voiture, a été placé en liberté provisoire, selon la CNLD. Il est accusé d’«atteinte à l’unité nationale».

Toujours dans la même wilaya, le procès en appel de l’activiste Toufik Kessi aura lieu dimanche prochain à la cour de Tizi Ouzou, après avoir été renvoyé le 9 février. Toufik Kessi a été condamné en première instance par le tribunal de Ouacifs à une amende de 30 000 DA pour ses activités et publications sur Facebook en lien avec le mouvement populaire.

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A Laghouat, le procès en appel de Ben Saïd Eddine Tahar, Yacine Tirbah, Abdelkader Yacine Ben Arous et Abdelaali Ilyes a été renvoyé à mercredi prochain à la cour de Laghouat. Ils sont accusés d’«incitation à attroupement non armé» et «outrage à corps constitué», d’après le CNLD. Par ailleurs, le procès de 15 anciens détenus, arrêtés le vendredi 13 septembre et remis en liberté provisoire depuis le 2 janvier dernier, est prévu aujourd’hui, au tribunal de Sidi M’hamed d’Alger.

Le verdict du procès de deux autres anciens détenus, en liberté provisoire depuis le 2 janvier et dont le procès a eu lieu jeudi 13 février, est attendu également aujourd’hui, au même tribunal. Pour sa part, le militant et activiste Samir Larabi comparaîtra dimanche prochain devant le tribunal d’Amizour (Béjaïa), dans le cadre d’une affaire en lien avec son interpellation le 19 avril 2019 devant la Grande-Poste d’Alger. Le CNLD a fait savoir que l’ex-détenu Mohamed Amine Benalia, relaxé par la cour de Biskra après une condamnation en première instance à 18 mois de prison ferme, n’a pas encore été réintégré à l’université de Biskra. Depuis sa relaxe, l’administration de l’université ne peut pas l’intégrer alors qu’il est étudiant en fin de cycle universitaire, malgré le jugement définitif de la cour d’appel, a-t-il déploré. 

 

Source article : elwatan.com

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