PRODUCTION NATIONALE DE CIMENT : Des prévisions d’exportation de six millions de tonnes en 2020

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Après avoir été, dans un passé récent, un importateur de ciment, l’Algérie a atteint désormais son autosuffisance et a également dégagé même des excédents. Quel sort est réservé à l’excédent ? La réponse à cette question a été faite mardi dernier à Alger par la ministre de l’Industrie et des Mines, Djamila Tamazirt qui, après avoir affirmé que «l’Algérie a réussi à réaliser son autosuffisance en ciment», elle annonce que «le pays ambitionne d’exporter près de 6 millions de tonnes de cette matière durant l’année prochaine».

En effet, s’exprimant, à l’occasion d’une journée d’études sur « la construction des routes en béton de ciment », la ministre a indiqué que la stratégie tracée ces dernières années par les pouvoirs publics s’est basée sur le lancement d’importants investissements en matière de production de ciment, relevant que «cette démarche était dictée par la nécessité, pour le pays, de satisfaire d’abord, les besoins de plusieurs secteurs, à l’instar du bâtiment, des travaux publics, de l’habitat et de l’hydraulique, d’une part et limiter l’importation de cette matière d’autre part ».
Il en ressort, également de la déclaration de la ministre de l’Industrie et des Mines que le rythme de production de ciment soutenu par les commandes s’est maintenu.
Chiffres à l’appui, elle a indiqué que «La capacité de production actuelle du ciment avoisine les 32 millions de tonnes durant déjà l’année 2017», ajoutant que «cette quantité pourrait, selon les estimations officielles, dépasser les 40 millions de tonnes en 2020 avec l’entrée en service de plusieurs autres usines de production de cette matière».
À rappeler, dans ce contexte que, selon un bilan de la direction des études et de la prospectives des Douanes (DEPD), «les exportations de ciment de l’Algérie ont atteint 42 millions de dollars durant les sept premiers mois de 2019, soit plus de 743% par rapport à la même période en 2018».

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Des routes en béton comme projet
Plaidant pour la réalisation de structures et des services logistiques nécessaires pour faciliter l’exportation du ciment à des prix compétitifs, la ministre de l’Industrie et des Mines a fait état «d’un travail en cours pour trouver des accès dans les marchés internationaux à l’effet de vendre une partie de l’excédent local. Faut-il le noter, la ministre de l’Industrie et des Mines, Mme Tamazirt, a mis en avant, par ailleurs, l’impérative amélioration de la compétitivité du ciment algérien, en termes de qualité, de prix et de conformité aux normes internationales, outre le nécessaire respect des délais de livraison, un facteur important dans la satisfaction et la fidélisation du client. Évoquant le deuxième objectif de la stratégie de développement de l’industrie du ciment, la ministre Tamazirt a indiqué qu’il s’agit de «diversifier la production des entreprises algériennes, à l’instar des produits de ciment pétrolier et du béton prêt à l’emploi, de réfléchir à d’autres accès pour l’excédent de production, outre l’utilisation de cette matière dans la réalisation des infrastructures routières, une démarche», a-t-elle dit, «en pleine adéquation avec les mesures initiées par l’État pour rationaliser les dépenses et réduire les importations».
Mohamed Amrouni

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