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Provenance de l’épidémie de Covid-19 : Les souches virales importées de France sont d’origine inconnue

Les souches virales du SARS-Cov-2 qui se propagent en Algérie sont identiques à celles de France. Ce qui prouve que le virus a été introduit de France, qui ignore, quant à elle, l’origine exacte de sa provenance, selon une étude de l’Institut Pasteur Paris.

L’origine et la provenance du virus Sars-Cov-2 continuent à susciter les interrogations et les inquiétudes des scientifiques. Le virus aurait subi des mutations depuis son apparition en Chine lors de son passage à travers les continents. Les souches qui circulent en Algérie sont identifiées comme étant identiques à celles retrouvées dans la région du nord de la France, mais d’où est venu ce nouveau coronavirus en France ?

L’information, qui laissait entendre que tous les cas étaient importés de Chine, précisément de Wuhan, épicentre de l’épidémie, vient d’être remise en cause par une étude de l’Institut Pasteur Paris, publiée il y a une semaine, à laquelle l’Institut Pasteur d’Algérie a participé dans le cadre du réseau des Instituts Pasteur, et qui précise que «l’épidémie qui frappe durement la France est plutôt due à une nouvelle souche, dont l’origine n’est pas forcément ni directement liée à la Chine ou l’Italie», a rapporté le journal Le Parisien le 29 avril dernier.

Et à Mariane de signaler que «des chercheurs de l’Institut Pasteur ont dévoilé une étude dans laquelle ils affirment qu’une troisième souche du Covid-19 existe et elle est la plus répandue en France». La même source signale que l’étude relève que les tout premiers cas déclarés en janvier dans l’Hexagone, eux, «étaient directement importés de la région d’Hubei en Chine».

D’autres cas déclarés dans l’ouest et l’est de la France avant la vague sont associés à l’Italie. «Les génomes prélevés en Algérie sont, quant à eux, probablement importés de France», écrit la même source. Cette troisième souche serait donc celle qui aurait infecté les premiers cas déclarés de Covid-19 en Algérie, dans la wilaya de Blida, le 29 février dernier, par un parent venu de France.

L’Institut Pasteur Paris vient de le confirmer à travers son étude. «L’étude, codirigée par la virologue Sylvie van der Werf, se fonde sur 97 génomes du SARS-CoV-2 récoltés en France entre le 24 janvier et le 24 mars. A ces 97 génomes, prélevés dans la partie nord de la France (l’Ile-de-France, le Grand-Est et les Hauts-de-France concentrant une majorité des cas) s’ajoutent trois autres originaires d’Algérie», signale Le Parisien.

Et de préciser : «Une majorité des cas étudiés lors de la brusque hausse de contaminations à la fin de l’hiver appartiennent à une variété du virus particulière, dont l’origine géographique n’est pas encore déterminée. Ils diffèrent donc des premiers cas détectés avant la fameuse vague, et auraient circulé  »silencieusement » dans le pays dès fin janvier.»

La provenance et l’origine du virus restent toujours posées. Après les nombreuses suspicions des Etats-Unis et les interrogations des scientifiques sur l’origine du virus SARS-Cov-2, l’Organisation mondiale de la santé souhaite participer à l’enquête sur les origines de cette pandémie mondiale «à l’invitation du gouvernement chinois». «L’OMS souhaiterait travailler avec des partenaires internationaux et, à l’invitation du gouvernement chinois, participer à l’enquête sur les origines animales», a indiqué le porte-parole de l’organisation, Tarik Jasarevic, à l’AFP.

L’agence des Nations unies a été fortement critiquée notamment par les Etats-Unis, pour «sa mauvaise gestion de la pandémie de Covid-19», qui ont décidé du suspendre le versement annuelle d’un demi-milliard de dollars à l’OMS. Le président américain, Donald Trump, revient à la charge en affirmant disposer de preuves selon lesquelles le Covid-19 a été conçu dans un laboratoire chinois, à Wuhan.

 

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