Qu’a vraiment dit le président Tebboune au recteur de la Mosquée de Paris ?

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Le pas hésitant, le visage fermé, le propos plat, le recteur de la Grande Mosquée de Paris n’a pas semblé rassuré au sortir de sa rencontre avec le président Abdelmadjid Tebboune, ce samedi, à Alger. Accompagné du directeur de l’administration générale de cette institution cultuelle, traversée par une tempête depuis le remplacement de Dalil Boubakeur dans des conditions jugées illégales, Chems-Eddine Hafiz a répété les formules passe-partout habituelles dans ce genre de circonstances, sans évoquer la grande polémique que son «élection» a provoquée.

Des sources sûres avaient indiqué à notre site, hier, que le numéro deux de la Grande Mosquée de Paris n’avait pas fait le déplacement à Alger. Or, il s’est avéré que ce dernier a finalement accompagné le successeur de Dalil Boubakeur, après avoir effectivement hésité, de peur d’être inquiété par les autorités algériennes, nous a-t-on précisé. Il aurait donc reçu des garanties, selon toute vraisemblance.

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Les deux instigateurs du putsch négocié de la Grande Mosquée de Paris ont agi sans avertir Alger, nous ont confirmé des sources proches du dossier. Le déplacement de Hafiz en Algérie et sa rencontre avec Abdelmadjid Tebboune semblent être une manière de «recoller les morceaux» pour éviter que l’affaire aille trop loin, d’autant que la contestation de ce «hold-up» risque d’aller loin. En effet, des membres influents en France ont affirmé, après la rencontre de Hafiz avec le président Tebboune, que «cela ne changera rien à la donne et que l’action visant son éviction se poursuivra».

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