Retour d’Israël à l’Union Africaine : l’Algérie et sept autres  pays contestent vivement cette proposition

 

Algérie Depuis quelques jours plusieurs pays africains dont l’Algérie ont montré leurs désaccords sur la question du retour d’Israël en tant que membre observateur de l’Union africaine. Suivez a travers cet article les raisons de ce refus.

Apparemment l’Afrique commence à se réveiller lentement mais sûrement, surtout dans cette affaire du retour d’Israël aux seins de l’Union africaine. En effet, l’Algérie a déjà fait savoir sa désapprobation par le biais d’un communiqué du ministère des Affaires étrangères rendu public dimanche 25 juillet, minimisant la portée de la décision, qualifiée de « non-événement ».

« Prix sans le bénéfice de larges consultations préalables avec tous les États membres, cette décision n’a ni la vocation, ni la capacité de légitimer des pratiques et ledit nouvel observateur qui sont totalement incompatibles avec les valeurs, principes et objectifs consacrés dans l « Acte Constitutif de l’Union Africaine », a déclaré le département de Ramtane Lamamra.

Sept pays exprime leur refus

Une semaine après, l’Algérie revient à la charge, cette fois avec une riposte collective. Dans une note signée conjointement les ambassadeurs à Add-Abeba de l’Algérie, de l’Egypte, de la Tunisie, des Îles Comores, de Djibouti, de la Mauritanie et de Libye, ont signifié à la Commission de l’Union africaine leur opposition à l’acceptation d’Israël comme membre observateur, estimant que « le président de la commission de l’UA a commis un dépassement procédural et politique ».

Les signataires soulignent que le président de la Commission a pris « une initiative sur une question politique sensible, à propos de laquelle l’Union africaine, aux plus haut niveau de prise de décision et depuis longtemps, a pris des résolutions claires exprimant sou soutien indéfectible à la question palestinienne et condamnant les pratiques d’Israël sous toutes leurs formes au détriment du peuple palestinien frère et qui sont en contradiction avec les intérêts de l’Union africaine, ses valeurs, ses idéaux et ses résolutions ».

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Les sept États signifiant par conséquent leur « refus officiel » de l’acceptation par le président de la Commission des lettres de créance de l’ambassadeur d’Israël en date du 22 juillet et demande au même président d’inclure la question dans l’ ordre du jour de la prochaine session du conseil exécutif conformément au règlement de l’octroi de la qualité de membre observateur.

Dans la note, il est reproché au président de la Commission de n’avoir pas pris compte, contrairement à ses prédécesseurs, des figurantidéaux et objectifs dans les statuts de l’UA, des résolutions de déjà prises, des intérêts de l’organisation et des avis des États membres et des critères d’octroi de la qualité de membres observateurs adoptés par le Conseil exécutif en 2005.

L’initiative des sept ambassadeurs commence à engranger du soutien. Les ambassades (à Addis-Abeba) du Koweït, de Jordanie, du Yémen et du Qatar, ainsi que la délégation de la Ligue arabe, ont exprimé leur solidarité avec cette initiative.

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