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Réunion du Haut conseil de sécurité : Tebboune face à la poudrière libyenne

Selon le site El Watan ,le chef d’Etat Tebboune entame sa mission en réunissant le HCS (Haut conseil de sécurité), une instance consultative composée des ministres de souveraineté (la Justice, l’Intérieur et les Affaires étrangères) ainsi que du représentant du ministère de la Défense ou du chef de l’état-major de l’Anp, et du Premier ministre, qui lui fait état de la situation sécuritaire du pays, notamment lorsque ce dernier est confronté à des menaces extérieures ou internes.

On se rappelle qu’à la suite des émeutes qui ont touché de nombreux quartiers de la capitale et certaines wilayas du pays vers la fin du mois de janvier 2011, le Président déchu avait convoqué une réunion du HCS, à laquelle avaient pris part le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, le ministre délégué à la Défense, le défunt Abdelmalek Guenaizia, le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, le ministre de l’Intérieur, Dahou Ould Kablia, le ministre de la Justice, Tayeb Belaïz, et le chef d’état-major de l’armée d’alors, le défunt Ahmed Gaïd Salah, pour évoquer la situation politique. Terrorisé par une éventuelle propagation «du vent de révolte» arabe, le régime a pris les devants en prenant des mesures appelées «d’ouverture».

Or, jeudi dernier, la réunion du HCS ne semblait pas avoir comme ordre du jour uniquement la situation interne, mais plus à celle qui prévaut aux frontières sud du pays. D’ailleurs, le communiqué de la Présidence a fait état de «l’examen de la situation au Mali et en Libye» et évoqué «une batterie de mesures à prendre pour la protection de nos frontières et notre territoire national et la redynamisation du rôle de l’Algérie au plan international, particulièrement en ce qui concerne ces deux dossiers, et de manière générale dans le Sahel, la région saharienne et l’Afrique». Même s’il n’a pas été précisé qu’il portait sur les «menaces» et sur «la batterie de mesures», il n’en demeure pas moins que cette réunion intervient au moment où des bruits de bottes se font entendre chez le voisin libyen, dont le territoire est devenu le terrain de prédilection de guerres par procuration que se livrent de nombreux Etats occidentaux et arabes pour le contrôle des richesses du sous-sol libyen pour certains et une hégémonie régionale pour d’autres.

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