Révélations d’anciens militants sur le passé du remplaçant de Tayeb Belaïz

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Révélations d’anciens militants sur le passé du remplaçant de Tayeb Belaïz

Par R. Mahmoudi – Avant même son installation à la tête du Conseil constitutionnel, le successeur de Tayeb Belaïz, Kamel Feniche, est montré du doigt sur les réseaux sociaux, alors qu’il n’était pas du tout connu du grand public.

Si le but de faire remplacer un «homme de main» de l’ex-président de la République, voué aux gémonies au même titre que les autres figures du système qui dirigent encore les hautes institutions de l’Etat, par un anonyme, était de parvenir à atténuer un tant soit peu l’effervescence de la rue qui ne cesse de réclamer le départ des «3B» – Bensalah, Belaïz et Bedoui – comme un début de solution à la crise, c’est raté.

Il se trouve que le successeur de Tayeb Belaïz – qui pourrait devenir chef d’Etat si Abdelkader Bensalah décidait lui aussi de jeter l’éponge – a un passé controversé qui risque de focaliser sur lui l’opprobre d’une partie de l’opinion publique. De nombreux internautes relaient, depuis hier soir, un commentaire posté par un ancien militant du Mouvement culturel berbère (MCB), qui atteste que Kamel Feniche, du temps qu’il était procureur de la République à Béjaïa, aurait jeté en prison les jeunes lycéens au lendemain des manifestations du 18 mai 1981, «après 24 heures de garde à vue dans les sous-sols du commissariat de Béjaïa, sans avoir droit à une seule goutte d’eau». Le militant de la cause amazighe l’accuse d’avoir dressé un réquisitoire «accablant» lors du procès, le 28 octobre 1981, à l’issue duquel des peines allant d’une année à quatre années fermes ont été prononcées contre de jeunes lycéens et étudiants.

Cet ancien militant du MCB précise que Kamel Feniche avait, durant la même période, enseigné le droit constitutionnel dans un centre de formation à Béjaïa.

Cette stigmatisation précoce va certainement jouer contre le nouveau président du Conseil constitutionnel qui a déjà la lourde charge d’assumer une fonction clé dans la crise politique actuelle.

R. M.

Source : algeriepatriotique

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