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Révision de la liste des médicaments remboursables : Le ministère de l’Emploi s’explique

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Aucun médicament n’a été retiré de la liste des produits pharmaceutiques remboursables, il s’agirait seulement de nouvelles conditions pour le remboursement de certains produits. Au lendemain de l’indignation de l’Association de protection et orientation du consommateur et son environnement (APOCE) au sujet de la liste des produits pharmaceutiques non-remboursables, le ministère du Travail a jugé utile de répondre à la polémique en précisant qu’aucun médicament n’a été retiré de la liste des produits remboursables. Bien au contraire, 24 nouveaux médicaments ont été ajoutés à cette liste. Cependant, le ministère évoque certaines « conditions particulières» qui ont été introduites pour le remboursement de certains médicaments qui étaient déjà remboursables. Autrement dit, certains produits sont désormais soumis à de nouvelles restrictions. C’est ce qui a été expliqué, par le directeur général de la sécurité sociale, au ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Djawad Bourkaib dans une déclaration à l’APS. À cet effet, il a expliqué que l’actualisation de la liste des médicaments remboursables, consacrée par l’arrêté du 29 août 2017 modifiant et complétant l’arrêté du 6 mars 2008 fixant la liste des médicaments remboursables par la sécurité sociale, a concerné 24 nouveaux médicaments qui ont été ajoutés à la liste des produits remboursables. Cependant, s’étalant sur les nouvelles conditions imposées et qui ont suscité le désarroi de nombreux malades chroniques, il s’est contenté de préciser que celles-ci sont au nombre de 14. Pour ce qui est des nouveaux tarifs de référence, Bourkaib a précisé que l’arrêté du 29 août 2017, modifiant et complétant l’arrêté du 6 mars 2008 fixant les tarifs de référence servant de base au remboursement des médicaments et les modalités de leur mise en œuvre, prévoit 28 nouveaux tarifs de référence concernant les nouveaux médicaments remboursables dont 20 (72%) tarifs de référence correspondent soit aux prix proposés par les laboratoires, soit aux prix des équivalents existants sur le marché national». L’arrêté prévoit également 18 actualisations de tarifs de référence, sur la base des principes appliqués depuis 2008, soit 14 tarifs de référence de classes thérapeutiques (anti-histaminiques, certains anti-hypertenseurs, le magnésium, l’anti-inflammatoire en gel et un corticoïde nasal) et 4 tarifs qui concernent de simples ajustements prenant en compte les prix existants sur le marché national. Bourkaib a affirmé, toutefois, que l’entrée en vigueur de ces nouveaux tarifs de référence ne sera effective que dans 3 mois.

200 milliards de DA/an de remboursement
Afin de justifier ces nouvelles dispositions, le même responsable a précisé que ceci est induit par la hausse de la facture de remboursement qui se chiffre à plus de 200 milliards de DA par an, soit 55% des dépenses globales des assurances sociales. En outre, «une dépense de la sécurité sociale de plus de 10 milliards de DA par an est enregistrée au titre de la rémunération des pharmaciens d’officine conventionnés pour la promotion de la dispensation des médicaments fabriqués en Algérie», a-t-il expliqué. Par ailleurs, Bourkaib a indiqué que les arrêtés sus cités sont des «mises à jour des listes en vigueur et que la concertation de manière plus générale sur le remboursement du médicament avec les partenaires notamment les producteurs locaux de médicaments, sera poursuivie et élargie aux modalités d’application des dispositions de la loi de Finances 2017, relatives au remboursement des médicaments innovants onéreux. Rappelons par ailleurs, que le Syndicat national des pharmaciens d’officines (Snapo) avait dénoncé les décisions « unilatérales » qui provoquent de graves complications chez les malades chroniques. Le médicament qui a suscité le désarroi des patients est l’Aspegic 100 mg en poudre buvable, qui est un médicament indispensable pour de nombreux malades chroniques, qui est désormais soumis à de nouvelles mesures de remboursement. En effet, seuls les enfants de 03 mois à 07 ans peuvent désormais bénéficier du remboursement, alors que de nombreux médecins le prescrivent aux adultes pour améliorer la circulation sanguine.
Lamia Boufassa

Source : lecourrier-dalgerie

lecourrier-dalgerie

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