SIGNATURE DES MODALITÉS DU CESSEZ-LE-FEU EN LIBYE : Dans le sens initié par Alger

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La crise en Libye est-elle en voie de connaître son épilogue ? Après neuf mois de combats près de la capitale libyenne Tripoli, ce 13 janvier, les belligérants libyens sont attendus à Moscou pour signer les modalités du cessez-le-feu. Ce 13 janvier, cinq jour après avoir annoncé conjointement avec la Turquie l’entrée en vigueur d’un cessez-le feu en Libye effectif au 12 janvier, la Russie accueille les deux principaux protagonistes du conflit : le chef du gouvernement reconnu par l’ONU (GNA), Fayez al-Sarraj, et l’homme fort de l’Est, le maréchal Khalifa Haftar à la tête des forces de l’Armée nationale libyenne (ANL).

Les deux hommes dont les troupes s’opposent depuis avril dernier aux portes de la capitale Tripoli doivent apposer leur signature pour officialiser la fin des hostilités. « Aujourd’hui, à Moscou, sous l’égide des ministres russes et turcs […] des contacts inter-libyens sont prévus. Il est prévu que [Fayez al-] Sarraj, [Khalifa] Haftar et les représentants d’autres parties libyennes participent », a précisé la diplomatie russe aux agences russes. « Dans le contexte des initiatives russe et turque qui ont été annoncées à l’issue du sommet d’Istanbul, des négociations entre responsables libyens sous l’égide des chefs des diplomaties et de la Défense russes et turques auront lieu aujourd’hui à Moscou », a souligné le ministère russe des Affaires étrangères à l’agence russe TASS. Les ministres turcs des Affaires étrangères et de la Défense, Mevlut Cavusoglu et Hulusi Akar ont également fait le déplacement et seront reçus par leurs homologues russes, Serguei Lavrov et Sergueï Choïgou.

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DANS LE SENS INITIÉ PAR LA DIPLOMATIE ALGÉRIENNE
Il faut rappeler, que l’appel d’Alger a été suivi mercredi par la Turquie et la Russie, dont les deux dirigeants, Recep Tayyip Erdogan et Vladimir Poutine, avaient agi dans le sens initié par la diplomatie algérienne en appelant à un cessez-le-feu. Accélérant ses efforts diplomatiques, l’Algérie avait accueilli le chef de la diplomatie turque, Mevlut Cavusoglu, dans le cadre d’une visite officielle axée essentiellement sur la Libye. Les entretiens avaient été axés notamment sur des « moyens à mettre en oeuvre pour éviter (…) une aggravation de la situation » en Libye. Le ballet diplomatique centré sur le règlement de la crise libyenne s’est poursuivi jeudi passé à Alger avec l’arrivée des chefs de la diplomatie égyptienne et italienne, Sameh Choukri et Luigi Di Maio. En parallèle aux efforts et au rôle pivot de l’Algérie, le Conseil paix et sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) a décidé il y a quelques jours de se réunir en sommet début février pour examiner la situation en Libye et au Sahel, en proie à l’instabilité depuis des années, avait annoncé le commissaire à la paix et la sécurité de l’UA, Smail Chergui. La réunion du CPS se tiendra à la veille du sommet de l’UA, prévu les 8 et 9 février à Addis-Abeba, avait indiqué à l’APS M. Chergui. Elle sera consacrée à la « crise libyenne et à la circulation des armes qui a aggravé la situation au Sahel », avait déclaré le Commissaire Chergui. Encouragé par le soutien aux efforts engagés par Alger, l’UA s’active à reprendre en main le dossier libyen, en restant engagée à appuyer une solution politique inclusive en Libye.

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