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Sit-in de solidarité avec les employés de « La Tribune » : L’espoir de sauver le journal reste intact

Une centaine de journalistes, issus de divers organes de la presse nationale, a tenu, hier, dans la cour de la Maison de la Presse «Tahar Djaout», un sit-in de soutien et de solidarité avec le personnel du quotidien La Tribune, lequel journal a cessé de paraître depuis le 9 août dernier.

Les journalistes présents sur les lieux du rassemblement ont répondu à l’appel du cœur, lancé samedi dernier, par le collectif de la Tribune qui s’est constitué au lendemain de la cessation de parution du quotidien, fondé par les défunts Kheireddine Ameyar et Hacène Bachir Cherif. Que cela soit par la présence en elle-même ou bien par une locution verbale prononcée, les membres de la corporation de la presse ont été unanimes à exprimer leur solidarité avec la soixantaine d’employés du journal, né en 1994, dans le feu de la tragédie terroriste. Sur place, les représentants du collectif ont exprimé leur indignation face à une décision prise sur un coup de tête, le 9 août dernier, par deux associés minoritaires de la Sarl éditrice du journal, prenant ainsi au dépourvu les journalistes, laissés sans voix et choqués par une «mise à mort» annoncée d’un quotidien, jeune de 23 ans mais dont le parcours a marqué le paysage médiatique national. Au-devant du parvis de la Maison de la Presse «Tahar Djaout», des employés du journal ont brandi des numéros de La Tribune, dont ils n’arrivent pas à comprendre «la facilité déconcertante» avec laquelle il a été fermé. Une symbolique, tout aussi, par laquelle les journalistes entendent dire qu’ils ne baissent pas les bras et tentent de maintenir en vie un quotidien au-delà des raisons mercantiles et de gestion invoquées pour sa mise à liquidation. Lesquelles raisons, ont fait qu’une soixantaine de personnes se retrouve, aujourd’hui, au chômage. Outre les représentants d’organes médiatiques qui ont fait montre de solidarité, les héritiers Ameyar, titulaires de 46% dans l’actionnariat de la Sarl Ominium Maghreb Press, ont réitéré leur opposition à la liquidation de la société, autrement à la fermeture du journal.
Pour rappel, mercredi dernier, la veuve Ameyar a annoncé avoir introduit une intervention volontaire du juge des référés à l’effet de contrecarrer la décision des deux associés minoritaires (18% du capital). En attendant le verdict du tribunal attendu à la mi-septembre prochain, madame Ameyar garde l’espoir et dit faire tout le possible pour relancer l’édition de La Tribune. C’est tout le mal que l’on souhaite à nos confrères du journal !
Farid Guellil

Source : lecourrier-dalgerie

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