Concours national de cuisine à Blida : Un événement pour réhabiliter les plats du terroir

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Le prix national du concours «Cuillère d’or», destiné aux amateurs de cuisine de tous bords et ouvert samedi à Blida, se veut une contribution à la remise au goût du jour de nombreux plats traditionnels du terroir algérien, dont la popularité a pris «un coup de vieux» chez les nouvelles générations plus portées sur des plats modernes et de préparation facile.

Cet événement qui se tient au centre des affaires ‘El Wouroud’, dans le centre-ville de Blida, «se veut une opportunité pour faire la promotion de plats traditionnels algériens avec leurs recettes originales et, si possible, l’histoire de l’appellation de chacun d’eux», a indiqué à l’APS le chef cuisinier Làlmi Hakim, responsable de l’organisation de ce concours gastronomique national de trois jours, non sans souligner «la grande richesse et la diversité de la cuisine traditionnelle algérienne», qu’il convient, a-t-il dit, de «préserver à tout prix», d’autant plus que la génération actuelle «est plus portée sur les plats modernes et de préparation facile». Une cinquantaine de cuisiniers amateurs (des deux sexes) de nombreuses wilayas du pays prennent part à ce concours national, dont la première journée a été consacrée au plat du Couscous, fait à base de semoule de graines de blé dur roulée finement, considéré comme partie intégrante de l’identité culturelle algérienne. Si la base de ce plat traditionnel est la même pour tous, son originalité réside dans sa préparation qui diffère d’une région à une autre. Pour Saâdi Ghanem, un cuisinier amateur de la wilaya de Mostaganem, «ça sera un couscous de l’Ouest algérien, agrémenté de différents fruits secs (noix, amandes, raisins secs), à l’opposé de celui du Centre du pays, où les gens préfèrent arroser leur couscous d’une sauce blanche avec des légumes et de la viande. Quant à Mbarka Chiadi, une participante de Laghouat, qui se veut être une «ambassadrice culinaire» de sa région, elle a tenu a faire valoir la recette originelle du terroir local privilégiant les épices comme base essentielle dans la préparation de son plat. Elle est épaulée dans ce concours par sa concitoyenne Hibate Allah Slimane, qui du haut de ses 13 années d’existence (elle est la plus jeune participante à ce prix), a tenu a souligner son «amour infini pour la cuisine» qu’elle a intégrée à un âge précoce, en suivant sa tante dans ses préparations culinaires, a-t-elle raconté, à l’APS. «Mon domaine de prédilection reste néanmoins les gâteaux traditionnels», a-t-elle tenu à préciser. Selon le programme fixé pour cet événement culinaire, la 2ème journée sera consacrée à la préparation de pains de tous genres, et aux pâtes traditionnelles, dont le «Berkoukes» ou petit plombs et le «Asbane», un plat spécial-Aid Al-adha, fait à base des abats du mouton auxquels on ajoute du riz, des herbes aromatiques et des pois chiche. Le «M’tewem», un plat à base de boulettes de viande hachée assaisonnées à l’ail, la «Chakhchoukha», sorte de pates fines cuites à la vapeur puis arrosée d’une sauce à base de légumes et viande, et autres «Rechta», plat de pate très populaire servi lors des fêtes religieuses notamment, figurent en tête de liste des plats destinés à la réhabilitation, durant cette manifestation. Ce concours prendra fin, lundi, avec la tenue d’une cérémonie en l’honneur de tous les participants, mais aussi d’artistes nationaux de renom, dont la comédienne Bahia Rachedi et la célèbre chef cuisinière Rezki Mokhtaria, et à titre posthume la défunte plasticienne Baya Mohieddine. Selon les organisateurs, le jury de ce concours englobe des figures réputées de la gastronomie algérienne, dont chef Hakim Soulmene, Mme. Rezki et Chef Hakim Làlmi.

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Source : lecourrier-dalgerie

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