Le président de Jil Jadid, Soufiane Djilali, a applaudi, hier, à Bouira, où il a animé une conférence, l’arrestation des chefs de la “bande”, à savoir Saïd Bouteflika, le général Mohamed Mediène, dit Toufik, et le général Bachir Tartag. Néanmoins, a-t-il estimé, ce “geste fort” des services de sécurité reste “insuffisant” au regard des aspirations du peuple. “Notre peuple s’est soulevé pour bâtir une nouvelle Algérie avec des fondements solides (…) Désormais, maintenant que les chefs de la ‘bande’ sont arrêtés, il nous reste à bâtir l’Algérie que nous souhaitons, une Algérie libre, forte et républicaine”, a-t-il souligné.

Soufiane Djilali, qui ne cache nullement son soutien à l’idée de l’implication de l’institution militaire dans la transition politique en Algérie, apportera, cependant, certaines précisions. “J’estime que la transition politique en Algérie doit se faire dans un cadre institutionnel, et non, comme le préconisent certains, avec des délégués du mouvement populaire car, selon moi, cette idée n’a plus aucun sens aujourd’hui”, a-t-il estimé. En effet, selon  le leader de Jil Jadid, pour édifier une 2e République, il faudrait “unifier” les institutions de la République. “Nous devons arriver à un point de consensus qui englobe toutes les franges de la société, pour ensuite aller vers des élections libres et transparentes.” Tel est le “prérequis” de l’hôte de Bouira. Dans cette optique, Soufiane Djilali préconise que la société civile se structure pour mieux défendre les acquis de la révolte du 22 février.

“Le pouvoir n’aime pas avoir en face de lui un interlocuteur fort et crédible, il tentera, sûrement, de sortir de son chapeau magique certaines personnalités qu’il essayera d’imposer. Je dis que c’est un piège dans lequel il ne faudra surtout pas tomber”, avertit-il. Et d’expliciter sa pensée : “Il faudrait faire très attention à ces figures qui nous sont servies par les médias et qui peuvent être les relais cachés du pouvoir actuel.” Et d’ajouter : “Les représentants de l’État et ceux qui ont les moyens de prendre des décisions doivent engager des consultations avec la classe politique, les syndicats, la société civile et les personnalités nationales.” M. Djilali explique que de ces discussions sortiront des noms pour gérer la phase de transition.

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