Sous-traitance industrielle : 5 conventions en faveur de l’intégration nationale

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Durant l’année 2018, pas moins de 5 conventions ont été signées entre la Bourse algérienne de sous-traitance et de partenariat (BASTP) et des groupes industriels publics pour faciliter l’accès des PME aux marchés de ces donneurs d’ordres.

Selon le secrétaire général de la BASTP, Ramdane Toukal, ces conventions cadres ont concerné respectivement le Groupe industriel des ciments d’Algérie (Gica), le Groupe mécanique public (AGM), le Groupe Elec El Djazair, le Groupe IMETAL, ainsi que la Société nationale des véhicules industriels (SNVI). Il s’agit de fournir à ces donneurs d’ordres, à leur demande, des listes de sous-traitants locaux susceptibles de répondre à leurs besoins en matière de pièces détachées et autres fournitures industrielles fabriquées localement.
M. Toukal a, par ailleurs, annoncé que d’autres conventions cadres «sont en cours d’élaboration» avec respectivement les groupes Sonatrach et Sonelgaz.
S’agissant de la stratégie de la BASTP, regroupant un millier de sous-traitants en son sein, il a avancé qu’elle ambitionnait de faciliter l’accès à ses membres aux activités «prioritaires» menées par les donneurs d’ordre (publics et privés) , notamment, ceux investis dans l’industrie mécanique et l’énergie. Cette stratégie permettra, selon lui, d’instaurer une synergie entre le réseau de sous-traitants nationaux et les donneurs d’ordre, de renforcer la compétitivité de la sous-traitance locale, d’augmenter le taux d’intégration national et de réduire le coût de leurs produits finis. Elle permet surtout l’identification des pièces industrielles importées pouvant être fabriquées en Algérie ou le sont déjà mais dans l’anonymat.

Le réseau des sous-traitants s’agrandit

Rencontré lui aussi en marge du salon, un conseiller technique auprès du la BASTP, Chaâbane Abderezak, a fait savoir qu’en quelques mois de mise en vigueur, ces conventions ont permis à plusieurs sous-traitants nationaux de décrocher des marchés avec des groupes publics, citant notamment le Groupe GICA qui a «introduit plusieurs PME algériennes dans sa chaîne de fournisseurs de pièces industrielles, nécessaires à ses installations de fabrication de ciment».
Estimant que la sous-traitance nationale gagnait de plus en plus la confiance des donneurs d’ordres», M. Abderezak, lui-même patron d’une entreprise de sous-traitance industrielle, a indiqué que les PME nationales s’imposent en proposant des produits «fiables» et «concurrentiels», à ceux de l’importation.
Citant l’exemple de l’industrie mécanique, M. Abderezak, a relevé que de grands constructeurs automobiles installés en Algérie avaient commencé à faire appel à des sous-traitants algériens pour la fourniture d’intrants.
Des négociations sont actuellement en cours entre des constructeurs de véhicules de droits algériens et des PME algériennes pour la fourniture de produits comme les batteries, les pare-brises et les tuyaux d’échappement, expliquant que le processus des négociations passe par plusieurs étapes avant de parvenir à la signature de contrats.

L’industrie militaire, locomotive de la sous-traitance nationale

Par ailleurs, M. Abderezak a estimé que les projets lancés par la Direction centrale du matériel relevant du ministère de la Défense nationale (MDN), notamment la fabrication et le montage des véhicules lourds et légers, constituent une «véritable locomotive de la sous-traitance nationale».
Présente en force au «SANIST-2019», la Direction centrale du matériel relevant du MDN était représentée lors de cette manifestation par plusieurs entreprises activant dans l’industrie mécanique.
Il s’agit notamment de la Société algérienne de fabrication des véhicules blindés légers (Nimr Algérie Spa), la Société algérienne de fabrication des véhicules spéciaux (Rheinmetall Algérie Spa), la Société algérienne pour la production de poids lourds Mercedes-Benz (SAPPL-MB Spa) de Rouiba (Alger), ainsi que la Société algérienne pour la fabrication de véhicules de marque Mercedes-Benz (SAFAV-MB) de Tiaret. Placé sous tutelle du MDN, le Groupement de promotion de l’industrie mécanique (GPIM), dont le siège est implanté à Constantine et ayant pour principales missions d’accompagner l’industrie nationale mécanique, d’assurer la conception, le développement et la fabrication de véhicules et moteurs destinés notamment aux besoins de la défense nationale et veiller à la surveillance industrielle.
Alger: Noreddine Oumessaoud

Source : ouestribune-dz

ouestribune-dz

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