SPECTACULAIRE ET INATTENDUE CONCLUSION D’UN CESSEZ-LE-FEU HISTORIQUE EN LIBYE : Victoire de la diplomatie algérienne

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L’Algérie , en sa qualité de pays voisin et force régionale indiscutable, refuse toute intervention étrangère en Libye. En effet, le ministre des affaires étrangères Sabri Boukadoum a envoyé un message clair au président turc Recep Tayyip Erdogan dans une déclaration devant la presse. Le diplomate algérien a réaffirmé le refus de l’Algérie de la présence de forces étrangères sur le sol libyen.

Ainsi, après une longue période de tergiversations, le ministère des affaires étrangères a réagi clairement aux menaces d’intervention turque en Libye. Sabri Boukadoum a affirmé que  » l’Algérie va présenter des initiatives concrètes pour une sortie de crise dans les jours à venir . Il a précisé que  » la solution ne peut être envisagée que dans le cadre d’un dialogue inter-libyen et que l’Algérie favorise une solution pacifique à cette crise « . Sabri Boukadoum ajoute que  » l’Algérie n’accepte aucune présence étrangère sur le sol du pays voisin et cela quelque soit le pays qui veut intervenir.

Il a conclu que « la langue de l’artillerie ne peut être la solution. Cette dernière réside dans un dialogue sérieux entre les belligérants avec l’aide des pays voisins, notamment l’Algérie « .Le ministre des affaires étrangères ferme ainsi la parenthèse de l’initiative libyenne qui veut constituer un front pour intervenir sur le sol libyen. Une intervention qui a fait l’objet d’une visite éclair du président turc en Tunisie la semaine dernière. Il faut rappeler que la Libye vit une situation chaotique depuis la chute de Mouammar El Gueddafi en 2011.

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Le pays s’est balkanisé en laissant planer une menace réelle sur tous les pays de la région. Notamment l’Algérie qui passe par une période d’incertitude politique depuis plus de dix mois. La démarche turque qui vise à déployer des troupes sur le sol libyen internationalise la crise de fait et met l’Algérie devant le fait accompli. Il faut rappeler qu’après de longues années d’éclipse diplomatique, l’Algérie à joué un rôle actif dans la résolution du conflit libyen, perçu comme une réelle menace sur ses frontières.

La présence à Alger, au même moment, du chef du gouvernement d’union nationale libyen (GNA) Fayez al- Sarraj et du ministre turc des Affaires étrangères Melvlut Cavusoglu n’est pas le fruit du hasard, mais bien d’une tentative de médiation pour éviter le pire dans ce pays où Ankara avait débuté son déploiement de troupes turques pour soutenir Tripoli. Le président Abdelmadjid Tebboune a rappelé la position officielle de l’Algérie, qui refuse toute « ingérence étrangère » en Libye, et a appelé la communauté internationale, dont le Conseil de sécurité de l’ONU, à assumer leurs responsabilités pour imposer la paix et la sécurité en Libye, imposer le cessez-le-feu et mettre fin à l’escalade militaire. Le président du Gouvernement d’union nationale (GNA) libyen, Faiz Al Sarraj, arrivé lundi dernier à Alger, a eu des entretiens avec le président Abdelmadjid Tebboune.

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Faiz Al Sarraj, qui est la première personnalité étrangère reçue par le nouveau chef d’Etat algérien, est accompagné du ministre des Affaires étrangères, Mohamed Tahar Silaya, du ministrede l’Intérieur, Mohamed Bachagha, et duConseiller aux questions de sécurité intérieure, Tajeddine Mohamed Al Rezgui. La situation sécuritaire en a été au centre des discussions élargies aux délégations de deux pays, en présence des ministres algériens des Affaires étrangères et de l’Intérieur, ainsi qu’un représentant du ministère de la Défense nationale. Le président Abdelmadjid Tebboune a rappelé la position officielle de l’Algérie, qui refuse toute « ingérence étrangère » en Libye, et a appelé la communauté internationale, dont le Conseil de sécurité de l’ONU, à assumer leurs responsabilités pour « imposer la paix et la sécurité en Libye », imposer le cessez-le-feu et mettre fin à l’escalade militaire. Alger a appelé « les parties étrangères », à arrêter d’alimenter l’escalade en Libye et à cesser d’apporter un soutien logistique, militaire et humain, aux belligérants.

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