CAN-2019 : Grosse désillusion au Caire après l’élimination de l’Egypte

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Présents massivement au stade international du Caire, ou entassés dans les cafés et les places publiques, les Egyptiens ont vécu une soirée cauchemardesque samedi, marquée par l’élimination surprise de leur équipe en 1/8 de finale de la Coupe d’Afrique des nations CAN-2019 à domicile par l’Afrique du Sud (0-1).

Dans le très populaire Khan Khalili, quartier commercial situé à quelques  encablures de la célèbre mosquée Al-Azhar, la désillusion a été grande chez  les Cairotes qui ne s’attendaient nullement à un tel scénario : leur  sélection venait d’être éliminée, alors qu’elle se présentait comme l’un  des favoris en puissance de «sa» CAN. Dès le coup sifflet final de l’arbitre gabonais Eric Arnaud Otogo-Castane,  la déception se lisait clairement sur les visages d’une population qui  espérait goûter à des moments de joie et oublier le temps de cette CAN son  quotidien difficile, dans un pays où le tiers de la population vit  en-dessous du seuil de pauvreté. «Depuis le début de la compétition, notre équipe peinait à s’exprimer  pleinement. Les trois victoires décrochées au premier tour étaient loin  d’être convaincantes. Cette élimination était déjà dans l’air, mais elle  arrive très tôt pour nous. Dommage», a indiqué à l’APS Ahmed,  marchand  d’objets artisanaux. Dans une capitale égyptienne très animée le soir, tout s’est arrêté  pendant les 90 minutes de la rencontre, avant que la population ne se  disperse pour vaquer à ses occupations, essayant d’oublier la grosse  déception provoquée par les coéquipiers de la méga star Mohamed Salah, dans  ses petits souliers contre les «Bafana Bafana». «Je suis déçu, mais la vie ne s’arrête pas là. Nous avons d’autres  priorités. Le football n’est qu’un jeu», a tenté de relativiser Mustapha,  chauffeur-partenaire chez Uber, une application de transport très répandue  en Egypte.
==La malédiction du pays hôte==
Depuis la consécration de l’Egypte à domicile lors de la CAN-2006, aucun  pays hôte n’a réussi à décrocher le titre «at home» et devant son public. En 2008, l’Egypte, dirigée à l’époque par le très populaire Hassan  Shehata, est parvenue à préserver son sacre en terre ghanéenne, avant de  confirmer sa suprématie en s’adjugeant le titre pour la troisième fois de  suite et le 7e de son histoire en Angola (2010). Les six dernières éditions de la compétition continentale n’avaient pas  souri au pays organisateur, lequel a échoué même à atteindre le dernier  carré de l’épreuve, à l’exception du Ghana (2008) et la Guinée-équatoriale  (2015). La malédiction se poursuit ainsi dans cette 32e édition, la première en  présence de 24 nations. Dirigée par le sélectionneur mexicain Javier  Aguirre, très contesté puis limogé avec tout le staff technique, l’Egypte  quitte donc le tournoi par la petite porte, ce qui va certainement se  répercuter sur l’engouement populaire et l’affluence dans les stades, déjà  faible depuis le début du tournoi. Quelques heures avant l’élimination retentissante de l’Egypte, le  Cameroun, tenant du trophée, était passé à la trappe, battu par le Nigeria  (3-2) dans un match très disputé. La veille, le Maroc s’était heurté à une équipe du Bénin bien organisée  qui s’est permis le luxe d’éliminer les «Lions de l’Atlas» au terme de la  fatidique séance des tirs au but (1-1, aux t.a.b : 1-4). Le Sénégal de  Sadio Mané a assuré lui l’essentiel en dominant l’Ouganda (1-0). Au programme dimanche, Madagascar, véritable révélation, affrontera la RD  Congo à Alexandrie (17h00 algériennes) alors que l’Algérie tentera de  poursuivre son bonhomme de chemin aux dépens de la Guinée au stade 30-Juin  du Caire (20h00). Les 1/8 de finale seront clôturés lundi avec au menu Mali – Côte d’Ivoire  à Suez (17h00) et Ghana – Tunisie à Ismaïlia (20h00).

 

Source : ouestribune-dz

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