Des espoirs énormes placés sur cette structure pour sauver le professionnalisme : Réda Abdouche nommé à la tête de la DNCG

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Comme on pouvait s’y attendre, l’ancien défenseur de l’USMA et ancien secrétaire général de la FAF aussi, Réda Abdouche, a été désigné à la tête de la Direction nationale de contrôle de gestion (DNCG), une structure qui se veut un organe régulateur du processus du professionnalisme en Algérie.
C’est lors de sa dernière réunion que le bureau fédéral de la Fédération algérienne de football (FAF) que cet organe a été installé. Outre Abdouche, la DNCG est composée également de Kouadri Belkacem (financier et auditeur, ancien cadre du ministère des Finances), Hmaïdi Abdelhakim (ancien cadre financier), Guerza Rafik (expert-comptable et commissaire aux comptes) et Boussafer Mourad (juriste et secrétaire général de la LFP). La première mission de la DNCG consiste à sensibiliser les clubs des objectifs assignés par cette structure et expliquer les modalités de création de clubs professionnels qui sont une émanation du Club sportif amateur (CSA), en tenant compte des avoirs et du patrimoine immatériel du club. Pour rappel, la DNCG sera chargée d’accompagner les clubs et de s’assurer qu’ils remplissent toutes les conditions nécessaires pour faire partie du championnat professionnel, et minimiser par conséquent leurs difficultés de gestion par un équilibre financier.
Cette structure, déjà créée du temps de l’ex-président de la FAF, Mohamed Raouraoua, et présidée à l’époque par Mohamed Mecherara, n’avait pas fait long feu. L’actuel patron de la FAF, et dès son élection dans son nouveau poste en mars 2017, avait fait de la création de cette structure une priorité. Néanmoins, il lui a fallu attendre plus de deux années pour passer à l’acte. Entre temps, les clubs dit professionnels ont vu leur situation financière se compliquer davantage jusqu’à crouler sous les dettes, faute d’une mauvaise gestion financière, car ce qui importait le plus pour leurs dirigeants, était de s’offrir les meilleurs joueurs sur le marché et leur proposer des salaires faramineux, et ce, sans prendre en compte les moyens financiers dont dispose leurs trésoreries.
Résultats des courses, si l’on venait à appliquer scrupuleusement les règles du professionnalisme, la quasi-totalité des sociétés sportives des clubs concernés mettraient les clés sous le paillasson. à présent que la DNCG est devenue une réalité, plusieurs questions méritent d’être: Les clubs parviendront-ils à suivre les démarches de cette structure ? Encore plus, avons-nous la culture et les réflexes pour le faire ? Comment faire avec l’absence des bilans des clubs, sans parler de l’inexistence des registres de commerce ? Comment peut-on y parvenir, avec des clubs qui n’ont jamais respecté les règles élémentaires de la mise en place du professionnalisme en Algérie ? Comment peut-on appliquer ces textes au sein des clubs prétendus professionnels qui survivent avec des subventions étatiques, alors que c’est interdit par la loi ?
Hakim S.

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