Mordicus, le MJS soutient et avance ses … «arguments» : Bernaoui, prêts pour une nouvelle «chance» d’accueillir la CAN 2021, comment ?

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à ceux qui feignent d’ignorer la «réalité» algérienne, le N°1 du sport algérien rappelle, plus que convaincu, que ce n’est pas les installations qui manquent dans le pays pour postuler à l’organisation des plus grands événements sportifs au monde. à l’écouter, on croirait que c’est aussi simple que cela. Qu’il n’y a aucun problème de ce côté-là et qu’aspirer à réunir l’élite du football africain (lire phase finale d’une CAN pour être plus précis) ne serait qu’une simple formalité. La structure en charge de la gestion du football continental n’en serait que prête (c’est donc dans la poche à le relire concernant l’édition 2021 en cas d’une défection ou surprise camerounaise) à nous offrir cette opportunité. Sur quelles bases et comment. Du côté du «1er Mai», c’est une conviction, les «arguments», encore faut-il faire vite en relançant des chantiers en souffrance, ne «manqueraient» pas. Feuilleton à suivre de près.

Sur un triste air de déconnexion
Invité, jeudi soir, d’une émission T.V. sur une chaîne privée, Abderraouf Bernaoui, le Ministre algérien des sports , n’a pas manqué l’occasion, entre autres sujets importants évoqués (le conflit désormais ouvert entre son département et l’instance morale du sport national, le COA, avec une déclaration surprise où il louera les «qualités» du président Berraf qu’il qualifiera de «grand dirigeant» et dont il soulignera les «immenses services rendus à son pays, son intégrité et ses compétences avérées en la matière», ce qui semble être une manière de mettre un terme à un débat jugé infructueux et désastreux pour l’image du mouvement sportif algérien) de revenir à la charge concernant le patrimoine infrastructurel de l’Algérie, et donc son potentiel, et la possibilité de la revoir un jour (au plus tôt, juge-t-il sans sourciller, et ça pourrait se réaliser dès juin 2021 et l’opportunité que pourrait offrir, sur un plateau, le Cameroun qui peine à faire avancer son dossier malgré un nouveau délai de deux années, la CAF se montrant «compréhensive» en se rabattant en catastrophe sur l’égypte pour l’édition qui vient de s’écouler et qui a vu l’E.N. d’Algérie, et ça ouvre bien des portes et des appétits, s’inviter à notre belle surprise, au sommet de la hiérarchie africaine) s’imposer en nouvelle «Mecque» du continent. Un sujet récurrent et qui a fini (on attend de nouvelles réactions, ce qui ne saurait sûrement pas tarder) par froisser au plus haut point les responsables de ce pays après moult mais sèches mises au point mais qui n’empêche pas la partie algérienne, à l’affût de la moindre nouvelle en provenance du siège de la CAF, de revenir à la charge et de se positionner à nouveau en se posant comme (l’appel du pied, le message, sera-t-il entendu si tant est l’Algérie sera prête d’ici là et arrivait enfin à mettre le holà aux retards et autres entraves à la sortie de terre définitive des grands projets inscrits dans cette optique, outre le fait d’atténuer le grand manque à gagner en la matière qui pénalise nos clubs d’élite, pour la majorité, notamment ceux de la capitale, en situation de véritables SDF) le candidat le plus sérieux à l’organisation d’une messe à la sauce camerounaise et ses contre-pieds magistraux. Avec des «atouts» plus que certains selon la partie algérienne, le MJS, Bernaoui, apparemment déconnecté de cette même «réalité» dont il parle avec «assurance» (ce n’est pas du vent qu’on … vend à l’opinion qui sait mieux que quiconque qu’on est loin du compte sur ce plan précis où rien ne semble aller comme le veulent les pouvoirs publics et encore moins le public avec des enceintes dans l’écrasante majorité hors du temps et n’offrant pas ou plus la moindre garantie de confort et encore moins de sécurité) s’accrochant, non sans préciser (ça veut dire quoi au juste et y a-t-il quelque chose à comprendre) qu’«il est trop tôt de dévoiler toutes nos cartes», à ces possibilités de «réfection» d’un parc omnisports qu’on pourrait qualifier (ce n’est pas lui qui le dit, en tout cas il ne le dit pas en ces termes) d’impressionnant. «Nous possédons (comprendra qui voudra, ndlr) des stades de haut niveau et qui n’ont seulement besoin que d’un lifting» dira-t-il, avec assurance, avant d’asséner que «nous sommes capables d’organiser des compétitions internationales.» Dans la logique des nombreuses déclarations tenues par de hauts dirigeants qui nous faisaient croire qu’une Coupe du monde, voire deux pourquoi pas (si, si, si et c’est sorti comme çà, froidement, sans apparemment en mesurer la portée sauf qu’en leur temps et dans un contexte porté sur le mensonge, ça a donné matière à rigoler franchement) sur nos terres si hospitalières (ça ne change rien à la donne quand bien même le peuple algérien, connu pour ses traditions, a toujours su faire le nécessaire, pour ne pas dire la différence à l’image de ce «hirak» qui n’en démord pas justement pour débusquer les dernières poches des tenants d’un système honni ayant bâti sa politique sur le populisme et la rapine) et que le reste du … monde ne pouvait que nous jalouser.

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C’est par où les… musées ?
Pour Bernaoui, emporté par sa fougue et sa jeunesse, s’il fait preuve de bonne volonté et cède, plus souvent que de raison, à l’image des footballeurs, à la précipitation (carrément), est, et son passage de jeudi le confirme, il est temps, il nous semble, de passer à plus important que de s’embarquer dans des dossiers qu’on peut qualifier de perdus à l’avance. En s’attaquant aux vrais chantiers en souffrance pour alléger le quotidien de sportifs à la limite de la détresse, en raison de la foultitude des problèmes qui, saisons après saisons lamentablement ratées et d’un avenir incertain, font du surplace. N’avancent pas et reculent fatalement. L’Algérie a-t-elle les moyens d’organiser une CAN ? Trois décennies après que le fabuleux chapiteau ait atterri chez nous avec le bonheur que l’on sait (une organisation, couronnée de champion à l’arrivée, jugée de «parfaite»), les choses ont changé sur le continent. Du tout au tout et dans tous les domaines. Les formules et les exigences surtout. Faire avec ce qu’on a. En oubliant que les choses traînent désespérément pour finir le boulot au niveau de bien de stades lancés. Et les récentes sorties sur le terrain (les images des télévisons ayant été conviées à ces visites «inopinées» sont sans appel et démontrent combien le retard demeure considérable et démentent l’optimisme démesuré des différents responsables concernés, directement ou non, par ce sujet brûlant et des manques traînant désespérément en longueur), l’avant-veille de la sortie médiatique du boss du sport national, de deux de nos wilayas les plus médiatiques (les deux plus importantes avec Constantine, s’agissant de la capitale, Alger, et donc de la vitrine du pays, d’Oran qui met les bouchée doubles pour être à l’heure, elle qui se prépare à accueillir l’élite du sport du bassin méditerranéen et donc un événement à valeur de test grandeur nature, en 2022) viennent, si ce n’est pas trop tard, rappeler à leurs responsabilités (rarement tenues, entre nous soit dit) ceux en charge justement de nous vendre des bobards du genre «nous sommes toujours les meilleurs, sans faire le moindre effort». Durant leur détour par certaines enceintes dignes des musées et qui peinent à retrouver leur lustre (si tant est elles peuvent encore servir, certaines en délabrement constant, demeurent éternellement en quête d’homologation), les 1ers responsables d’El Bahdja et d’El Bahia (difficile de briller de l’éclat qu’on leur prête malheureusement), constatant les dégâts, ont naturellement piqué une colère noire en promettant des sanctions aux différents entrepreneurs et autres autorités locales chargés de suivre les différents projets inscrits dans le secteur. El Bahia (Oran), qui n’est plus qu’à quelques encablures (le temps, comme évidemment le CIJM présidé par l’Algérien Addadi, pressent et mettent la pression et c’est les J.M. qui s’en trouvent menacés, même si du côté d’Athènes on préfère ne pas trop se précipiter) assiste impuissante à cette malédiction purement algérienne qui veut qu’on ne connaît pas la signification exacte du respect des délais de réalisation quel qu’en soient l’importance ou la taille. à l’instar de ces infrastructures qu’on voulait, à l’occasion de ce rendez-vous particulier, la fierté de tout le pays. Comme son homologue d’Alger, qui s’est voulu ferme pour terminer les travaux au plus vite afin de permettre aux clubs algérois de souffler un peu et de sortir de la rue.

SDF de tout le pays, unissez-vous
Et ils sont nombreux, à part peut-être l’USMA, mais dans l’obligation impérieuse de partager le «vieux» stade de Hammadi dont elle a en charge la gestion, avec d’autres sigles, à trouver toutes les peines du monde à se caser, et ce n’est pas le MC Alger, en raison du piteux état dans lequel se trouve la pelouse du temple du football algérien, le stade «Olympique» comme on l’appelle intimement. Le CR Belouizdad qui doit prendre son mal en patience après la fermeture de son jardin fétiche, le «20 août 55» après les drames vécus consécutivement à la bousculade lors du fameux concert de l’étoile montante de la musique algérienne, «Soolking», suivi du décès d’un enfant après la chute d’un de ses murs. Le NAHD (*) qui fait face à la décision de fermeture de son antre de Zioui, pour des délais indéterminés, car non homologable de l’avis des spécialistes. Du Paradou AC, pratiquement dans la même position, la vieillotte enceinte de Hydra se trouvant « hors jeu » également. L’USM Harrach, privé du stade du «1er novembre de Mohammedia» pour les mêmes motifs et baladé, comme jamais depuis trois saisons déjà car mise en demeure de se trouver un point de chute en attendant un possible «miracle» qui pourrait venir (on ne sait pas quand, même si les promesses ne manquent pas, la dernière en date voulant que le stade de «Baraki» sera livré au plus tard à la fin du 1er trimestre de l’année prochaine. Alors que ceux de Tizi-Ouzou et de Douéra, ce dernier étant un peu à la traîne, demeurent en attente de livraison imminente. Dans ce contexte particulier de tarissement de domiciles fixes pour l’écrasante majorité de nos formations dans les deux paliers «pros», le championnat de Medouar s’en remet aux dates Fifa pour en finir avec une programmation cahoteuse, à tout le moins imprévisible. Dos au mur, le président de la Lfp, perpétuellement en difficulté de ce côté sensible de la gestion des compétitions, semble donc (dans quels stades ?) avoir trouvé la parade en demandant et obtenant le «droit» de profiter des «relâches» qu’offrent les dates Fifa pour s’y faufiler et la Faf, sur la même longueur d’ondes et acquiesçant sans problèmes, donne son O.K, en exigeant toutefois d’éviter les jours de matches de l’E.N. (ce qui est, somme toute, normal) pour se donner un peu d’air en mettant à rude contribution nos représentants à l’international qui cumulent déjà (à l’exemple du trio africain USMA- JSK- Paradou AC, voire le MCA qui vient également à peine d’arracher le droit de poursuivre l’aventure dans la très juteuse Coupe arabe qui fait d’ailleurs saliver les clubs algériens en raison de la générosité des prix accordés pour les lauréats) du retard par rapport aux autres sociétaires. Difficile équation à laquelle il sera difficile de répondre tant les évènements et les surprises (à l’exemple de cette décision prise de ne plus organiser des rencontres le vendredi dans la capitale) se succèdent ainsi que le nombre de postulants(en augmentation si, bien sûr, l’on prend en compte, pour ne citer que les plus contraignantes en termes de temps, la champions league africaine, la Coupe de la Caf et la Coupe arabe qui font courir du monde) et des levées de boucliers que cela suppose. Sombre tableau et des raisons de toujours rester vigilants. En se disant, par exemple, qu’au lieu de parler CAN (au chapitre organisationnel et là, il y a beaucoup à dire au risque de démentir l’optimisme béat du MJS sur la question), la raison veut que l’on se tourne vers plus de rigueur quand il s’agit de projections. A quand la réception, par exemple, des nouveaux stades de Baraki, Douéra, Tizi- Ouzou ou Oran? Ce dernier se trouvant au centre d’une réelle polémique alors que les risques tout aussi réels sur un possible retrait de l’organisation de l’édition oranaise des J.M. sont, au risque de nous répéter et en l’absence de démentis fermes, sont là. Donnent vraiment à réfléchir.
Azouaou Aghilas.

(*) Nous avons jugé utile de reprendre in extenso les propos, tout de déception et d’incompréhension, accordés par Arezki Remmane, ci-devant entraîneur du NA Hussein Dey, véritable SDF depuis la fermeture de son vieux stade de «Zioui», à un quotidien sportif national où il est question du triste sort réservé à la formation dont il a pris les rênes dans des conditions pour le moins difficiles. Lecture :
«Vous savez, nous sommes dans une situation qu’aucun club de Ligue 1 n’a rencontrée jusqu’ici, à savoir un club sans domicile fixe. Depuis l’entame de la saison, nous avons disputé six matchs de championnat, et ce dimanche (ndlr, aujourd’hui à partir de 16H00, avec la réception à Dar El Beida, à l’Est d’Alger, de l’AS Ain M’lila) on aura la chance de jouer notre septième rencontre, mais en même temps, c’est un 7e match dans un stade différent. C’est quelque chose d’inédit, et qui n’est pas fait pour nous aider.»
No comment.

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