Sans Neymar : Le PSG s’organise de nouveaux circuits

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Si Thomas Tuchel n’a pas caché son désarroi face à la possibilité de voir Neymar Jr quitter la capitale durant l’été, l’entraîneur allemand n’a cependant pas d’autres choix que de commencer à envisager l’avenir sans son Brésilien.

Actuellement, entre la décision de Leonardo d’évincer le n°10 du groupe parisien tant que les discussions étaient en cours, et le divorce amorcé avec les supporters par de violentes insultes en tribunes, l’avenir de Neymar s’inscrit déjà loin de la capitale. Mais alors sur le terrain, comment Tuchel peut-il réorganiser son jeu ? D’abord, il serait bon de rappeler que la saison passée, Neymar avait manqué près de 5 mois de compétitions cumulés. Ainsi, pas de surprise pour le coach, qui avait déjà bricolé l’attaque francilienne pour pallier l’absence de l’ancien Catalan. Déjà, alors, le coach avait dû apprendre à se passer de son pouvoir de création par le dribble ou la passe et «trouver d’autres solutions» dixit Tuchel. Par la passe. Par les courses. Mais en ayant bien conscience que dans son effectif, aucun autre joueur ne pourrait endosser la responsabilité de sa créativité pour ouvrir des portes quasiment tout seul contre une défense regroupée. Alors forcément, Tuchel a inventé, innové. Forcé de voir émerger un fond de jeu plus collectif, de trouver d’autres vertus, d’imaginer un effectif plus appliqué, plus concentré pour ressortir des ballons ensemble. Dans un 4-3-3 modulable en 3-5-2, Tuchel avait mis en place une attaque à deux visages avec les joueurs disponibles : Mbappé – Cavani, Mbappé – Di Maria, et parfois même Mbappé – Choupo-Moting. Rebelote cette saison, avec Mbappé et Cavani lancés sur le front de l’attaque parisienne pour le premier rendez-vous de la saison face à Nîmes, épaulés sur l’aile par Pablo Sarabia.
Concrètement, sur le terrain, comment créer de nouveaux circuits ? Face aux Nîmois, la patte gauche de Sarabia, et les constantes tentatives de décrochages de Mbappé ont d’abord permis de créer de nombreux décalages, bien aidés par des courses à très haute intensité. Car c’est aussi sur ce domaine que va s’appuyer Tuchel. En confiant au champion du monde français une liberté totale sur le terrain, le technicien a aussi profité de sa complicité technique avec Bernat et Verratti – repositionné en relayeur gauche – pour organiser le jeu depuis le milieu de terrain. Enfin, s’il ne dispose pas encore d’assez d’assurance pour enfiler le costume d’un Sergio Ramos à la conquête des buts adverses, force est de constater que la mutation de Marquinhos se poursuit avec réussite dans l’entrejeu parisien. Véritable organisateur du jeu parisien aux côtés de Verratti, le Brésilien travaille, compense, distribue, relance, renverse le jeu et agrémente même son jeu de quelques passes lumineuses pour ouvrir les attaques parisiennes… Comme lorsqu’il a distillé ce petit bijou à Bernat qui amènera le second but parisien. Cerise sur le gâteau, en l’absence de Neymar, celui qui est un pur défenseur central s’est même pris au jeu du dribble dans la défense des Crocodiles, emmenant Draxler dans son sillage. Face à des blocs bien regroupés auxquels le PSG va régulièrement se confronter aux quatre coins de l’Hexagone, pas d’autres choix que de se projeter, et de briller dans l’exercice du jeu long. En d’autres mots : utiliser la profondeur. Et si Marquinhos a fait honneur au surnom de « Kaiser Franz » donné par Tuchel, Marco Verratti a lui aussi fait le boulot en la matière : avec 10 passes longues réussies sur ses 10 tentatives. Un travail de contre-pressing, de harcèlement, mais aussi et surtout de relance franchement infernal… Assez pour se demander si Thomas Tuchel sera en mesure de se passer de ce duo. Alors oui, contre une équipe qui n’a pas franchement tenté de bousculer les Parisiens, la recette allemande a marché, combo parfait entre un jeu de possession, des attaques placées avec des circuits bien définis, et un jeu long millimétré. Mais construire sans véritable créateur de jeu est-il vraiment fiable ? Pour Thomas Tuchel, les ingrédients ne manquent pas pour chercher de nouvelles solutions : Angel Di Maria, Julian Draxler, Pablo Sarabia sont autant de joueurs qui peuvent évoluer avec aisance au cœur de jeu parisien.

 

Source : ouestribune-dz

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