33e marche-Bye Gaïd Salah : la chute de la république à Tliba se précipite

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C’est sous la lourde chaleur d’Octobre que les manifestants dégringolent le long de la rue Didouche-Mourad. Très toniques, les marcheurs débutent leur randonnée à l’intersection du boulevard Victor Hugo et de la rue Didouche-Mourad dès la fin de la prière.

L’important dispositif policier déployé en haut de la rue les incite à changer leur point de départ. Les éléments des brigades anti-émeutes sont munis aujourd’hui de leur bouclier : ce qui est inhabituel. A la veille du 5 octobre, cela semble être comme une arme de dissuasion.

Les jeunes policiers, harcelés sans cesse par le slogan : “entouma 3assou a3lihoum hnaya ennahoum i .e vous, protégez les et nous on les enlèvera”, en parlant des figures du pouvoir, ont la mine défaite. Ce qui n’empêche pas quelques-uns des plus anciens, à interpeller les porteurs d’appareils photos et de téléphones  exigeant de temps à autre la suppression d’une photo ou d’un quelconque enregistrement.

Les marcheurs commencent leur marche et la terminent par : “bye bye Gaïd Salah had El 3am makach el vote i.e bye bye Gaïd Salah cette année il n’y aura pas d’élections”. Il est répété sous toutes ses déclinaisons : “bye bye Khain Salah…..i.e by by traître Salah…” ou encore : “Dégage Gaïd Salah….” On crie sans discontinuer : “le peuple veut la chute de Gaïd Salah i.e echa3b yourid is9at Gaid Salah ou isma3 ya el khain dawla madania machi 3askaria écoute traître Etat civil et pas militaire”. Pendant toute la durée de la manifestation il ne s’agit que de cela.

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On répète à tue-tête : “Les généraux à la poubelle oua cha3b yadi el istiqlal i.e les généraux à la poubelle et le peuple aura son indépendance”

Les manifestants réaffirment leur rejet des élections en hurlant leur chansonnette revisitée : “makach el vote ouallah mandirou loukan bersas 3alina itirou ouallah mana 7abssine i. il n’y aura pas d’élections, nous jurons devant dieu que nous n’en ferons pas, même si l’on se fait tirer dessus à balles réelles nous ne nous arrêterons pas” ; “fi al 3assima makach el vote i.e dans la capitale il n’y aura pas d’élections” ou encore : “makach intikhabat m3a l 3issabat i.e pas d’élections avec les gangs” ; “ouya Tebboune ouya Benflis ouya elkain had el vote ouallah maikoun i.e Hé Benflis Hé Tebboune Hé traîtres nous jurons devant dieu que ce vote n’aura pas lieu.”

Le vieux général subit le contrecoup de la campagne médiatique mené par Tliba, le député d’Annaba, via  Djamel Bensdira, un sulfureux journaliste basé à Londres.

En effet, le journaliste se proclamant porte-parole mandaté de l’énorme Tliba, dévoile des dossiers tout aussi volumineux sur YouTube concernant la progéniture de Gaïd Salah. Ce qui a pour conséquence l’excitation des réseaux sociaux. Il révèle en outre, le départ d’un des fils du vieux général il y a 2 ou 3 jours, accompagné de son épouse, ses enfants et sa maman, par avion, à partir d’Annaba, vers la capitale française.

Voilà donc un gigantesque contrebandier d’Oued Souf, transformé en énorme homme d’affaires bônois, puis en grand député et vice-président de l’Assemblée populaire algérienne, à l’origine de la tourmente du vieux général.

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Sentant son heure arriver, ne voulant pas être donné en pâture, Baha Eddine Tliba s’évade du pays avec femme et enfants et prend sa revanche. Comme dit ce proverbe algérien : “ftar bih kbal mayat3acha bih i.e il l’a pris pour déjeuner avant que ce dernier ne le prenne pour dîner.”

Les marcheurs suivent les évènements de près, d’heure en heure. Ils se demandent comment leur république, imaginée un certain 1er novembre 1954 et pensée un 20 Août 1956, par des hommes et des femmes d’une autre trempe que ceux qui les gouvernent aujourd’hui en est arrivée là ? Ils s’étonnent de voir Djemaï faire la une de grands journaux, Saâdani conduire le FLN et patron des patrons. Ils se demandent de quel droit, et au nom de quoi, un rejeté et illégal se permet de triturer la loi des hydrocarbures, pouvant ainsi, compromettre l’avenir des générations futures.

Ils ne comprennent surtout pas comment deux patrons des services secrets, cinq ou six généraux, deux premiers ministres, une pléthore de ministres et d’homme d’affaires supposés peser aussi lourd les uns que les autres, ont pu être « enharrachisés » (mis en détention à la prion d’El Harrach) par le chef d’état-major,  mis à mal lui-même, par un vulgaire contrebandier. La réponse coule de source : c’est la république à Tliba. Les marcheurs l’ont saisi et ils en exigent la chute.

6 Commentaires

  1. Au bout de 33 semaines, le Hirak détourné et infiltré a eu une conséquence immédiate: les kablos ont fini par apprendre l’arabe algérien.

  2. Yakhi yakhi article..On vous emerde encore une fois vous et vous slogans et vous articles a la con…vice opinion et vice constitution millitaire

  3. Ils s’agit simplement des ouvriers de rabrab et de Haddad il y aura bien le vote d’un président ça vous plaît où pas

  4. Message a destination de la rédaction :
    Je vous en prie de mentionner l’auteur de l’article pour éviter de lire ces écrits digne d’un personne du niveau de 1A.S.
    تعيش خو

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