Ce que des experts en économie ont dit au chef d’état-major de l’ANP

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Ce que des experts en économie ont dit au chef d’état-major de l’ANP

Par Saïd N. – Des experts en économie auraient été reçus ces derniers jours, à sa demande, par le chef d’état-major de l’ANP, le général Ahmed Gaïd-Salah, pour avoir une vision «plus exacte» sur les retombées négatives de l’impasse politique actuelle sur l’économie du pays.

Selon le quotidien panarabe Al-Araby Al-Jadid, qui rapporte l’information, les experts en question, parmi lesquels figure Abderrahmane Mebtoul, ont mis en garde contre «l’impact dangereux de la situation actuelle sur l’économie» et de l’accroissement des risques si l’impasse politique perdurait. Les interlocuteurs de Gaïd-Salah auraient mis l’accent sur les risques d’une paralysie de la dynamique économique, d’un recul des investissements étrangers en raison du climat d’affaires qui règne actuellement dans le pays, mais aussi d’une hausse des taux de chômage et d’inflation avec des incidences directes sur les prix de produits de consommation et, enfin, d’une fonte rapide des réserves de change.

La même source ajoute que les experts ont affirmé au chef de l’institution militaire que leurs évaluations des risques encourus auxquels est confrontée l’économie nationale «sont fondées sur des données économiques et politiques claires qu’il ne faudrait pas ignorer». D’après la même source, Gaïd-Salah aurait été «sensible» aux appréhensions exprimées par les experts et se serait engagé à «mettre fin définitivement» à la crise politique par l’organisation de l’élection présidentielle avant la fin de l’année en cours».

Cette entrevue, non annoncée par les médias officiels, prélude-t-elle un cycle de dialogues avec les différents segments de la société civile et de la classe politique ? La question mérite d’être posée même si, dans l’appel qu’il a réitéré cette semaine pour un dialogue «global» et «inclusif», le chef d’état-major n’en précise pas les contours et ne dit pas, notamment, avec qui dialoguer.

S. N.

Source : algeriepatriotique

3 Commentaires

  1. Bien sûr que Gaid ne dit pas avec qui il va dialoguer, il attend “la meilleure offre”, mdr. Quant à la crise économique, elle durera tant que dans ce pays il existera des décideurs de l’ombre, élections ou pas. Depuis Zéroual nous avons des élections “démocratiques et pluralistes”, non? Ce n’est pas ça qui a empêché l’écroulement de l’économie, bien au contraire. Donc le problème ce n’est pas tant les élections que la qualité de ceux qui participent à leur organisation.

  2. la qualité des décideurs est responsable de l’impasse dans la quelle nous nous trouvons, alors cessons de nous voiler la face avec le populisme habituel. qui consulte qui et pourquoi? une économie saine ne peut être que dans un pays politiquement sain.

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