Exclusif. Comment le général Belkecir a protégé des hommes d’affaires pour leur permettre de s’enfuir vers l’étranger

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Le général Ghali Belkecir, le commandant de la gendarmerie nationale, a désobéi secrètement aux instructions de l’Etat-Major de l’ANP concernant le renforcement de la vigilance dans la lutte contre les acteurs impliqués dans les affaires de corruption du régime Bouteflika.

En effet, nous avons appris au cours de nos investigations que des richissimes hommes d’affaires ont réussi « à s’attacher les services » du général Belkecir pour échapper aux enquêtes sécuritaires instruites par l’Etat-Major de l’ANP sur les oligarques sulfureux protégés pendant longtemps par le sérail des Bouteflika. Selon nos investigations, au moins deux richissimes businessmans ont été protégés dans des conditions troublantes par le patron de la gendarmerie nationale. Il s’agit, tout d’abord, du promoteur Djamel Oulhadj, un puissant promoteur immobilier, mais ô combien discret.

Ami très proche de Saïd Bouteflika, ce propriétaire de plusieurs promotions immobilières dans les meilleurs quartiers résidentiels d’Alger est également un importateur qui avait bénéficié de nombreuses facilités pour mettre en place des opérations d’importation depuis des pays asiatiques. Dés les premières heures de la chute d’Abdelaziz Bouteflika dans le sillage des grosses manifestations enclenchées par le mouvement populaire du 22 février, Djamel Oulhadj s’est rapidement rapproché du général Ghali Belkecir pour lui réclamer sa « protection ».

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Le commandant de la gendarmerie nationale va rapidement accéder au « voeu » de son ami le milliardaire en l’extirpant de la liste des noms des oligarques soumis à des interdictions de quitter le territoire national (ISTN) dans le cadre des premières enquêtes prémilinaires sur des faits de corruption.

Grâce à « ce service rendu » par le général Belkecir, Djamel Oulhadj a pu quitter Alger pour rejoindre l’Espagne où il possède des propriétés à Alicante. Ensuite, il est parti séjourner à Dubai à l’abri des poursuites judiciaires enclenchées à l’encontre des membres du clan Bouteflika qui ont orchestré pendant des années le pillage des richesses de notre pays.

Amine Djerbou est également un autre ami très proche de Saïd Bouteflika. Associé de Mourad Oulmi, l’un des plus richissimes oligarques algériens dont la fortune pèse près d’un milliard de dollars, a pu, lui-aussi, fuir l’Algérie en se réfugiant d’abord à Paris avant de rejoindre… Alicante où il vit loin du tumulte d’Alger en ces temps troubles pour les oligarques algériens. Et pourtant, Amine Djerbou est cité dans plusieurs dossiers de corruption et sulfureuses affaires qui ont été conclues lors de ces soirées arrosées organisées par Saïd Bouteflika et les frères Kouninef. Mais comme il est l’ami de Ghali Belkecir, lui-aussi a échappé aux enquêteurs de la brigade de recherches de Bab Jedid de la Gendarmerie Nationale. Le général Belkecir a trahi ainsi sa mission de neutraliser ses personnalités impliquées dans les affaires de corruption du sérail Bouteflika. Pis encore, il a compromis dangereusement la crédibilité de l’institution militaire algérienne.

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Algérie Part poursuit ses investigations et révélera à ses lecteurs et lectrices de nombreuses autres révélations.

1 COMMENTAIRE

  1. et dire que la gendarmerie national sous les ordres de ce general est chargée d’enqueter sur l’issaba .
    que GS le mette aux arrets immédiatement

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