Les premiers signes d’un fiasco annoncé : vers l’annulation de l’élection

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Par Kamel M. – Deux signes au moins préludent une annulation probable de l’élection présidentielle imposée par Gaïd-Salah. Le rejet massif de ce qui est considéré par une majorité de citoyens comme une nouvelle supercherie électorale, sous la conduite des symboles du système Bouteflika, semble avoir déstabilisé le pouvoir qui n’aura pas d’autre choix que d’annuler, encore une fois, cette échéance à haut risque.

D’abord, l’instance mise en place pour organiser et superviser ces élections n’a pas réussi à constituer ses bureaux à travers l’ensemble du territoire national, alors que la date limite de la mise à jour des listes électorales a été dépassée. Cette aberration – qui est loin d’être la seule –, si elle dénote le bricolage d’un pouvoir aux abois qui s’accroche à la présidentielle quoi qu’il lui en coûte pour maintenir le statu quo, fait que c’est à l’administration, c’est-à-dire au ministère de l’Intérieur qu’a été échue cette mission. L’instance présidée par Mohamed Charfi a, dès lors, failli à ses engagements en n’ayant pas été capable d’assumer cette première tâche qui, normalement, relève de ses prérogatives exclusives.

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En appelant les jeunes du Mouvement populaire de contestation à surveiller les urnes, l’ancien ministre de la Justice admettait déjà qu’il n’a ni les moyens ni la capacité de remplir le rôle pour lequel il a été coopté à la tête d’un organe croupion. Il avoue même à demi-mot qu’il n’existe aucune volonté politique de garantir une élection transparente et honnête.

Autre signe qui conforte l’éventualité d’une annulation de l’élection du 12 décembre, l’impossibilité, jusqu’à présent, pour tous les candidats de réunir le nombre nécessaire de signatures pour pouvoir se porter candidat à la présidentielle. Cette affirmation émanant d’un proche du cercle des décideurs actuels, il n’est pas exclu qu’une campagne commence à se mettre en place pour, comme pour le retour à l’endettement extérieur, préparer l’opinion publique à cette volte-face d’un Gaïd-Salah mégalomane et peu habitué à se déjuger.

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Ce faisceau d’indices confirme à la fois une précipitation qui trahit une volonté pernicieuse de mettre les Algériens devant le fait accompli, à des fins jusque-là inavouées, et une difficulté manifeste à se défaire des réflexes ataviques par un pouvoir qui feint de vouloir changer le système dont il est pourtant l’émanation et l’incarnation.

K. M.

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