Révélations. Sonatrach : comment l’ami des généraux algériens a fini milliardaire avec un palais à Marrakech

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En Algérie, certains lobbyistes veulent absolument faire croire aux Algériens qu’un régime militaire offrirait à notre pays un Etat nettement moins corrompu, moins vermoulu. Il s’avère que cette croyance est totalement fausse et infondée car par le passé, le diktat des autorités militaires avait donné lieu à des dilapidations de deniers publics sans précédent de l’histoire de l’Algérie.  Et l’histoire que nous allons vous raconter aujourd’hui en est une parfaite démonstration. 
Dans les années 70, Ghozali Wassini, originaire de Nedroma dans la wilaya de Tlemcen et cousin de Sid Ahmed ghozali, l’ex-chef de gouvernement, était un simple chef de Daira de Mers El Kebir à Oran. Il se fait rapidement connaître dans la région en bradant certaines des plus belles maisons coloniales de la localité. Mais ces pratiques ne l’ont pas empêché de faire court passage à Médéa avant d’intégrer le ministère de l’intérieur comme conseiller au début des années 80.
A la même période, son frère Foued Ghozali  fut nommé à la direction générale de l’entreprise Nationale du Commerce entre les années 75/80. Un poste qui permettra à Ghozali Wassini de ramasser des sommes colossales dans les différentes importations que faisait cette société détenant à l’époque le monopole des importations en Algérie. Mais en 1982, le scandale ENC éclate et les deux frères Ghozali ont été contraints de quitter le pays pour se réfugier à l’étranger fuyant ainsi les poursuites judiciaires en Algérie.
Wassini s’installe à Paris et fouad son frère préfère le Luxembourg. Les deux frères continuent à faire du lobbying jusqu’à l’arrivée au pouvoir d’Abdelaziz Bouteflika en 1999.  La nomination du puissant chef de sûreté de wilaya d’Alger, le commissaire divisionnaire Sebbouh Abou Bakr Seddik grâce à l’appui du général Smain Lamari va permettre à Wassini Ghozali de revenir en force au sein du sérail algérien.
Wassini rentre dés lors à Alger en vidant son mandat d’arrêt dans un salon sur les hauteurs de la capitale ! A partir de ce moment là, il devient le super citoyen à qui tout le monde fait la cour. Il se rapproche du Colonel Azzedine du DRS et devient plus tard le chouchou de Mohamed Meziane, PDG de Sonatrach. Ce dernier ne fait rien sans lui et grâce à cette proximité déconcertante, Wassini Ghozali devient très intime avec le fils de l’ex-PDG de Sonatrach, Réda Meziane qui ne lui refuse rien.
Son business commence et devient très vite faramineux ! Wassini Ghozali devient l’intermédiaire incontournable dans plusieurs marchés publics et contrats octroyés par la Sonatrach au début des années 2000. Les marchés de surveillance des sites pétroliers et gaziers, contrats de vente du GNL, démolitions des anciennes installations des unités de production de Skikda, Wassini Ghozali avait servi d’intermédiaire dans de très nombreuses affaires juteuses. Pour un simple rendez-vous avec l’ancien PDG de Sonatrach, des hommes d’affaires versaient jusqu’à 10 mill euros de commissions à cet intermédiaire choyé par les services secrets et plusieurs généraux algériens.
Effectivement, Wassini Ghozali était le protégé des généraux Sanhadji et Zerhouni ou le général Abderrahim de la deuxième région militaire sans oublier le ténébreux Smain Lamari. Grâce à ces protections, cet intermédiaire avait pu obtenir des commissions les plus juteuses du secteur des hydrocarbures allant jusqu’à des enveloppes de 30 millions d’euros dans tous les gros contrats de surveillance des champs pétroliers avec des entreprises belges, italiennes et allemandes. Pour une simple expédition d’une cargaison de GNL, Wassini Ghozali pouvait empocher grâce à son lobbying jusqu’à 200 mille euros.
En 2010-2011, le scandale Sonatrach éclate et Wassini Ghozali s’enfuit une nouvelle fois quittant cette fois-ci définitivement l’Algérie pour s’installer en France. Une installation qu’il opère dans tout le confort du monde puisqu’il devient, grâce à l’argent amassé en Algérie,
 propriétaire d’un somptueux appartement rue Marbeuf dans le 8e arrondissement à Paris.
Il s’expatrie ensuite au Maroc où il acquiert 4 Ryadhs à Marrakech et un palais somptueux dans la même ville. L’ami des généraux algériens profite de sa retraite dorée et cache précieusement les secrets du scandale Sonatrach.
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4 Commentaires

  1. Ce bandit sera rattrapé tôt ou tard ! Bien mal acquis ne profite pas ! Il finira comme un chien galeux !

  2. Encore, ce journal qui continu dans sa malhonnêteté-professionnelle, comme ceux de qui il nous parle dans cette article. Vous n’avez pas du respect à ceux qui vous lisent et l’intérêt de la nation-peuple ne vous intéresse , guère.
    Je vais tenter de demander à un malhonnête d’Être honnête. Je vous demande de nous dire pour qu’elles lobbys ou services vous travaillez. Je compte sur votre honnêteté que vous n’avez pas.
    Merci.

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