TOSYALI VISITÉE PAR LA GENDARMERIE NATIONALEL’imbroglio

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Les employés algériens n’ont, en réalité, observé que leur droit constitutionnel

Des employés algériens ont stigmatisé la partie ayant jugé utile de «mettre à l’abri» les quelque 800 employés de nationalité turque.

Tirer au clair la mauvaise gestion. Tel est le nouvel élément joint à la plate-forme de revendications des 4000 travailleurs employés par la nouvelle aciérée algérienne basée à Béthioua, distante de 40 km à l’est de la wilaya d’Oran. Les enquêteurs, représentés par des éléments de la Gendarmerie nationale, se sont rendus sur les lieux et ouvert une enquête basée essentiellement sur le «reproche» avancé par les employés accusant la direction de Tosyali. Pour le moment, aucune information, officieuse ni officielle, n’a été rendue publique.
Voilà donc un nouveau rebondissement qui marque le bras de fer opposant les employés grévistes et la direction de l’aciérie d’Oran, Tosyali. Cette usine algéro-turque, est fortement perturbée dans son volet lié à la production. Une vive tension règne en maîtresse des lieux. La raison est, au vu des dernières évolutions de la situation, encore loin d’être entendues vu les accusations émanant de part et d’autre. Aucune partie n’a démontré sa volonté quant à dénouer la situation de crise. Celle-ci risque de s’enliser après que des mesures, surprenantes, ont été prises notamment par la partie turque ayant jugé utile d’évacuer, en fin de semaine, le personnel turc. Un tel recours est, de l’avis de la hiérarchie de l’usine, décidé pour apaiser les esprits et éviter l’aggravation de la situation. Les Algériens, eux, voient le contraire. En décidant d’évacuer le personnel turc, les employés algériens se sentaient et se sentent toujours méprisés et humiliés. D’ailleurs, plus d’un n’a pas tardé à répondre à la hauteur de l’événement en affirmant que «nous ne sommes pas des monstres pour nous séparer de nos camarades turcs». «Cela s’appelle tout simplement de la ségrégation», a-t-il stigmatisé avec véhémence la partie ayant jugé utile de «mettre à l’abri les quelque 800 employés de nationalité turque». Aussi, l’on n’a pas tardé à crier haut et fort à la «honte». L’évacuation des employés turcs est perçue comme une énième provocation ayant touché les Algériens dans leur amour-propre.
Pourtant, les employés algériens n’ont, en réalité, observé que leur droit constitutionnel consacrant le droit à la grève vu l’obstruction de toutes les portes du dialogue depuis le déclenchement de la crise le 27 février dernier. Les protestataires ont, en agissant de telle sorte, décidé de prendre la situation en main en revendiquant leurs droits en leurs noms et non pas sous la houlette d’un quelconque syndicat.
D’ailleurs, le conseil syndical a été gelé depuis près d’un mois. Les grévistes ont jugé utile d’aller droit au but, sans passer sous un quelconque tutorat vu son inaptitude quant à défendre leurs intérêts.
Les incidences sont perceptibles de visu, dont principalement la diminution de la production étant donné que les fours ne fonctionnent plus depuis le lancement de la grève générale et l’observation, par les employés de nationalité algérienne, des sit-in routiniers dans lesquels ils n’ont de cesse de tancer leur direction l’accusant d’«arrogante». Celle-ci observe la sourde oreille alors que les employés algériens sont au bord de l’implosion» revendiquant leurs droits à la titularisation sans condition ni préalable tout en demandant la mise sur le même pied d’égalité avec les ressortissants turcs; notamment dans le volet lié à la rémunération.
Les réunions tenues et les interventions opérées auparavant ont toutes abouti à l’échec, à commencer par l’implication de l’inspection régionale du travail et la venue récente d’une commission interministérielle. Les membres de celle-ci ont auditionné toutes les parties concernées sans pour autant juger utile de rendre publiques les conclusions de leur venue à Oran. Le «jeu» sera, contre toute attente, fait à Alger.
À l’heure qu’il est, les fours des deux grandes aciéries du pays, El Hadjar et Tosyali, sont à l’arrêt. Il faudrait encore plusieurs jours pour les rallumer et les remettre à fonctionner. Cela survient alors que les contours de la spéculation commencent à se profiler à l’horizon.
Ainsi, le rond à béton entame les premiers virages de la hausse de son prix. Les jours à venir ne seront sans aucun doute pas meilleurs étant donné qu’aucune issue ne se profile à l’horizon hormis l’obstination des deux parties en se maintenant, chacune, sur ses positions.

Source : lexpressiondz.com

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