Une activiste universitaire écope de deux ans de prison

AlgérieLa société civile a joué un grand rôle dans la chute du régime d’Abdelaziz Bouteflika. Regroupées au sein du Hirak, plusieurs composantes de la société se sont unies pour faire barrage à la volonté de Bouteflika de s’éterniser au pouvoir.

Parmi les membres du Hirak on retrouvait des universitaires de renommée qui ont apporté plus de poids au mouvement de contestation sociale. L’enseignante universitaire, Mira Moknache, fait partie de ces intellectuels qui se sont engagés dès le début dans le Hirak.

Mira Moknache est enseignante à faculté des sciences économiques de l’université Abderrahmane-Mira de Béjaïa. Elle est connue pour ses prises de position et son combat pour l’instauration d’une véritable démocratie et un meilleur système de gouvernance.

Est ce que nous assistons à une répression au sein du monde universitaire ?

À cause de son militantisme, elle s’est plusieurs fois retrouvée dans le collimateur de la justice. Hier, mardi 23 novembre, l’universitaire a été condamné à 2 ans de prison ferme sans mandat de dépôt par le tribunal correctionnel d’Amizour.

En plus de cette peine de prison, Mira Moknache devra également payer une amende de 50 000 DA. Il est reproché à madame Moknache des actions qui portent atteinte à l’unité nationale.

Sur sa page Facebook, l’universitaire a signifié qu’elle est victime d’une cabale politico-judiciaire qui vise à la museler. Le Syndicat des Enseignants du Supérieur Solidaires (SESS) à Béjaïa a fustigé cette décision judiciaire et entend mené des actions pour soutenir Mira Moknache.

 

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