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Une étude de la DGSN révèle : les Harragas sont des universitaires chômeurs de moins de 35 ans

Une étude élaborée par la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a révélé que la majorité des Harragas, candidats à l’émigration clandestine, sont de jeunes universitaires n’ayant pas pu obtenir un poste d’emploi en Algérie. Il s’agit en fait de jeunes conscients des dangers de la mer dans la mesure où ils sont instruits et âgés de moins de 35 ans.

Ces candidats à l’émigration dont la plupart ont péri en mer, sont partis par dépit et désespoir, précise l’étude de la DGSN, relevant qu’un quart des jeunes qui ont fait l’objet de cette étude, n’ont pas obtenu le visa Schengen.

Il faut relever que ce phénomène s’est généralisé à tout le littoral du pays, alors qu’il ne concernait auparavant que les régions de l’Ouest du pays, proches de la côte espagnole.    

L’Etat algérien a criminalisé l’acte d’émigrer clandestinement, mais cela n’a pas empêché des milliers de jeunes de tenter leur chance de rejoindre les côtes européennes, au péril de leurs vies.

Des couples, voire des familles ont tenté d’émigrer. Il est vrai que certains d’entre eux avaient des postes d’emploi, mais le salaire modique qu’ils percevaient les a contraints à quitter le pays. Un phénomène qui prend de l’ampleur en raison du taux de chômage qui augmente et qui touche de plus en plus d’universitaires.

 

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