in

Une journée sur les plages d’Alger : Entre détente et stress

Par Imen.H :

Alors que l’on s’achemine vers la fin des vacances d’été, il est de coutume de faire un constat bon ou mauvais, c’est selon, les diverses destinations que l’on a choisis bien avant notre séjour. Finalement tous n’est pas négatif, il arrive que certains familles reviennent au bercail, avec de bons souvenirs, alors que d’autres regrettent amèrement le fait d’avoir préféré telle où telle destination.

LE DIKTAT DES  » PARKINGUEURS  »
Une petite virée sur la plage de Zéralda Kheloufi 1 et 2 à l’Ouest d’Alger qui reste une destination privilégiée des estivants d’Alger et des wilayas voisines, nous a permit de constater que les instructions donné par le ministre de l’intérieur Nouradine Bedoui non pas été respecté. Dés notre arrivé sur les lieux, deux jeune nous barre la route, ils demandent une somme de 200 Da pour le parking.  » Obligé de paye pour accédée à la plage ; si non en fait demi-tour, y a même pas des agents de sécurité à l’entré pour empêcher ces mafia d’imposer leurs règles « , nous confié un père de famille accompagné de ses enfantas. Ajoute-t-il  » je fréquente cette plage depuis le début de la saison estivale, est c’est toujours le même prix du parking, et, les sois disant des agents de l wilaya nous impose leur loi « . Une notre famille nous a affirmé que presque tout les plages à Alger son payante. De l’autre côté, les plagistes défendent leur position. L’un d’eux justifie ce business par le fait qu’il n’a que trois mois de travail dans l’année : « Cette activité ne dure qu’une saison, le reste de l’année, je suis au chômage, ce qui m’oblige à faire le plein pour pouvoir faire face aux besoins de ma famille pendant neuf longs mois ». Les communes ont de tout temps été soupçonnées de complicité dans cette activité. L’arrêté du wali et les instructions décidées dans ce cadre doivent être impérativement suivies d’effet.

DES PLAGES JUSTES POUR LES SALAFISTES
Au moment où des femmes mènent une révolution du Bikini, du côté d’Annaba, pour pouvoir se baigner librement, des islamistes s’accaparent la plage à Boumerdès, où la mixité et le bikini sont strictement interdits. Dans un reportage réalisé par la chaîne de télévision pro-pouvoir Algérien Annahar TV, des islamistes interrogés se disent satisfaits d’avoir une plage propre à eux. Selon les islamistes interrogés sur la plage  » Un lieu de prière est mis à la disposition des gens, qui respectent les horaires de prière, un des leurs fait toujours l’appel à la prière, ils viennent avec leurs femmes et enfants, les femmes restent sous les parasols et ne se baignent pas et ne se dévoilent pas « .

LA POLLUTION RÈGNE EN MAITRE SUR NOS PLAGES
Cigarettes, sacs plastique, Bouteilles en plastique, les couches….etc. La liste des déchets retrouvés sur le sable Algérie, est aussi longue qu’affolante. Néanmoins, « 80% de la pollution qui touche nos mers est en réalité d’origine terrestre et issue de l’activité humaine ». Un exemple tout simple : le sac plastique jeté dans la rue, se retrouve dans la rivière puis emporté vers la mer. On ne peut comprendre le fait que des gens viennent très nombreux pour passer presque une journée dans cette plage sans se préoccuper de l’élément le plus essentiel de ce rituel estival qui est d’abord et avant tout, la propreté et la salubrité publiques. La situation est devenue presque « normale » aux yeux de chacun. D’ailleurs, c’est le cas d’un estivant, à peine la cinquantaine atteinte, venu avec ses trois enfants à la plage de Zéralda pour fuir la canicule qui taraude leurs esprits. Cet homme considère que c’est normal de « jeter les ordures, quand les agents de la commune ne font pas leur boulot et ne nettoient pas et qu’ils ne mettent pas des poubelles pour faciliter la tâche aux estivants », répond ce père de famille qui semble convaincu que le problème de cette saleté ne relève pas en premier lieu des gestes que les estivants devraient apprendre pour ne pas altérer l’harmonie de l’écosystème et la sauvegarde de la nature des plages. Les autorités ont essayé de prendre en charge ce fléau à travers plusieurs campagne et opération de sensibilisation, dont l’opération les « Eboueurs de la mer ». Vu l’état de quelques plages, cette opération demeure une nécessité. L’objectif principal de cette initiative, et de garder la propreté de nos plages, les estivants cherchent également à être à l’abri de l’insécurité.

UNE PLAGE MODÈLE AVEC SERVICE PREMIUM
Pour la première fois en Algérie, une collaboration privé-public, vient d’être crée pour le bien être des familles algériennes. La plage club  » El Nido « , récemment créée par un groupe de jeunes, qui sont à la recherche d’une nouvelle l’image pour les plages algériennes qui souffrent de la pollution. Cette dernière, offre des prestations à l’image des pays étranger. Des jeune âgés entre 27 et 29ans, ont réaménagés une partie de la plage, la côte ouest.  » On l’a réaménagé, nettoyé, ramené le matériel de plage et reconstruit la jetée en bois. On voulait une plage qui réponde aux normes internationales, comme cela se fait en Espagne ou au Portugal « , nous confiés l’un des fondateurs. Tous les jours, la plage est nettoyée matin et soir.  » On propose un service premium. Les gens peuvent rien ramener rien, car tout est disponible chez nous « , précise t-il.  » Ce site est un des bijoux de Tipasa. On a redonné vie aux lieux. Nous avons commencé par établir un nouveau système d’accès par le biais des cartes magnétiques afin d’avoir une traçabilité de la clientèle et surtout rompre avec la pratique des cartes d’accès offertes aux responsables de différents secteurs « .  » Nous avons procédé aussi à la rénovation des bungalows car sur 100, 40 seulement sont exploités. Nous avons rouvert tout ce qui était fermé comme le restaurant du port qui fait de la cuisine méditerranéenne, la pizzeria, la rôtisserie, le théâtre romain de 350 personnes, qui accueillera pleins d’événements culturels.  » Notre but est de mettre alaise nos clients perdue, de faire appel à notre communauté établie à l’Etranger, reconquérir des clients étrangers et donner une autre image du tourisme algérien « .  » Ce n’est que le début beaucoup reste à faire « , reconnait-t-il. L’accès à la plage est de 3000 DA par personne, de 8000 DA pour 02 personnes et de 10.000 par jour. L’offre journalière  » Lafabrik  » diffère en fonction du montant de l’accès. Le constat qui se dégage de la situation des plages en matière de prestation de service, de sécurité ou de la qualité de l’hygiène sur les plages de l’Algérois, et des autres du pays en général est pour le moins désastreux. Avec tout ces  » points noirs  » que malheureusement on rencontre à chaque saison estivale sur nos plages, on se pose la question de savoir si un jour viendra-t-il où on pourra passer ces vacances sur une plage sans soucis d’être exposé à tous ces désagréments ?
I.H

Source : tribunelecteurs

tribunelecteurs