Une justice à deux vitesses : pourquoi Anis Rahmani bénéficie d’un traitement de faveur ?

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Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. Cet adage issu d’une très belle fable de la fontaine décrit parfaitement le fonctionnement de la justice algérienne. Une justice à deux vitesses qui accorde un incroyable traitement de faveur aux uns pour écraser les droits des autres. Une nouvelle fois, les juges répondent favorablement à des plaintes déposées par Anis Rahmani, le patron controversé du groupe Ennahar TV. 

Et comme par hasard, les plaintes déposées contre ce personnage sulfureux sont toujours soigneusement dissimulées dans les tiroirs des bureaux de nos juges. Preuve en est, les plaintes déposés par notre Rédacteur en Chef, Abdou Semmar, n’ont toujours pas abouti et personne n’a osé inquiéter le seigneur Anis Rahmani alors qu’il avait outrepassé toutes les règles basiques régissant la déontologie journalistique. Des images humiliantes et dégradantes à l’encontre de plusieurs journalistes, dont Abdou Semmar et Merouane Boudiab d’Algérie Part, ainsi que des comédiens ou des sportifs comme Kamel Bouakaz et Fodil Dob ont été diffusées en boucle sur la chaîne d’Ennahar TV.

Des images filmées devant les portes des tribunaux au vu et au su des procureurs et juges qui n’ont pas bougé le petit doigt pour protéger la dignité humaine de ces algériens et l’impartialité de la justice, un principe, pourtant, sacré. Abdou Semmar comme plusieurs autres victimes du lynchage médiatique d’Ennahar TV ont déposé des plaintes à l’encontre d’Anis Rahmani. Certaines de ces plaintes datent du mois de novembre 2018. Et aucun juge n’a osé « inviter » monseigneur Anis Rahmani pour lui réclamer des comptes. N’est-il pas un justiciable comme tous les autres algériens ? Assurément non !

C’est cette même justice qui n’a pas hésité à convoquer Amira Bouraoui, l’activiste politique du mouvement Mouwatana, suite naturellement à des plaintes déposées par le puissant et intouchable Anis Rahmani devant le tribunal d’El-Harrach. Amira Bouraoui, simple mortelle, ne peut pas bénéficier du même traitement de faveur offert mystérieusement par le ministère de la Justice au patron d’Ennahar TV. Elle a été officiellement convoquée par le tribunal de Chéraga et un procès lui sera intentée dans des conditions plus que troublantes suite à de simples publications acerbes sur Facebook.

Les règles et les lois ne s’appliquent pas sur tout le monde en Algérie. Et lorsqu’on s’appelle Anis Rahmani, une étonnante impunité vous est offerte gracieusement.

Source : Algerie-part

Algerie-part

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