Une pensée à l’endroit des malades du cancer : un projet de construction de centre anti cancer qui traine.

Algérie- Dans l’intention de venir en aide aux malades du cancer, les autorités algériennes ne font que réfléchir à des solutions palpables. C’est toujours dans cette même lancée que le  projet de réalisation du centre anti-cancer (CAC) d’Amizour a été mis en place.

Lundi 09 aout, le wali de Béijaïa, Ahmed Maabed  a présidé une séance de travail en vue d’évaluer l’état d’avancement du projet de réalisation du centre anti-cancer (CAC) d’Amizour. La rencontre s’est déroulée en présence du directeur du pôle Cosider construction, de la représentante de l’entreprise Cosider, du directeur de la santé ainsi que des différents responsables des secteurs intervenant dans le cadre de ce projet.

Le chef de l’exécutif de wilaya a eu à examiner l’état d’avancement de ce projet et d’apprécier concrètement les différentes contraintes soulevées par les responsables de l’entreprise Cosider qui ont entamé le projet en mai dernier en dépit des moult péripéties auxquelles ils ont été confrontés. Il a réitéré en outre, indique le communiqué de la cellule de communication, « sa détermination à surmonter tous les écueils qui entravent la concrétisation de cet important projet », très attendu par la population.

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Et demandé aux « responsables de s’impliquer davantage et de travailler en synergie pour lever toutes les contraintes et permettre ainsi l’achèvement (dudit) projet dans les meilleurs délais ». Avec une capacité de 140 lits, le CAC d’Amizour aura un statut de centre régional, puisqu’il sera appelé à prendre en charge, outre les patients de Béjaïa, ceux de Bouira, de Bordj Bou-Arréridj et de Jijel. Inscrit en 2008, le projet avait été gelé en 2014 par le gouvernement à l’instar de plusieurs projets, en raison de la crise financière, avant d’être dégelé en 2018.

Mais son dégel n’a pas servi à grand-chose, puisque le projet a été confronté à une lenteur administrative jugée incompréhensible. Deux avis d’appel d’offres, lancés en 2018 et en 2019 par la direction de la santé et de la population (DSP) de la wilaya de Béjaïa, ont été déclarés infructueux. Le montant du projet est de 600 milliards de centimes, alors que les délais d’exécution des travaux étaient fixés à 36 mois.

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Dans sa première phase, le projet consiste en la réalisation en priorité d’un bloc de radiothérapie afin de soulager les nombreux malades cancéreux qui sont contraints de se déplacer à Sétif ou à Tizi Ouzou. Outre les services de consultation, d’hospitalisation, d’analyses (laboratoires) et d’imagerie médicale (radiothérapie), le CAC d’Amizour comprendra également ceux de chirurgie oncologique et de médecine nucléaire, ainsi qu’un autre d’hospitalisation, dédié exclusivement aux enfants atteints de cancer.

Notons que l’entreprise Cosider, chargée de la réalisation de cette nouvelle infrastructure sanitaire, a entamé, le 24 mai dernier, les travaux de terrassement, d’aménagement et d’installation de sa base de vie, ainsi que la mise en place d’une centrale à béton.

 

 

 

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