VIDÉO. Neuvième vendredi : le message de Bouchachi aux manifestants

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Me Mustapha Bouchachi a adressé dans la soirée de jeudi un message aux manifestants, à la veille du neuvième vendredi de manifestations populaires contre le système. S’il salue la démission de Tayeb Belaiz de la présidence du Conseil constitutionnel, il déplore la nomination de Kamel Fenniche à sa place, sans le respect des dispositions réglementaires, et des délais.

“Le nouveau président du Conseil constitutionnel devait être choisi parmi les membres désignés par le chef de l’Etat, alors que celui là fait partie des magistrats élus”, explique Me Bouchachi, qui demande le départ de Kamel Fenniche.

Me Bouchachi a commenté le discours de Gaid Salah de mardi dernier, qu’il juge positif par rapport au précédent discours où le chef d’état-major a parlé de revendications irréalisables. “C’est bien de faire des discours, mais nous avons besoin à l’avenir d’actes et de mesures”, a-t-il remarqué, en rappelant à l’armée ses engagements de satisfaire les revendications légitimes du peuple.

Me Bouchachi a parlé aussi des consultations politiques lancées par Abdelkader Bensalah, en les qualifiant de “provocations” à l’égard du peuple, et qui illustrent l’entêtement du pouvoir. “Ces consultations sont rejetées dans le fond et dans le détail”, a-t-il dit. “Ces consultations ne mèneront à aucun résultat parce que celui (Bensalah) qui les mène est refusé par les Algériens”, a prévenu Me Bouchachi, en appelant la classe politique à boycotter ces consultations.

Me Bouchachi est revenu sur la répression des manifestants, notamment le déshabillement des militantes de RAJ et du MDS, et l’opération des services de sécurité à l’intérieur de la fac de droit de Said Hamdine. “Il faut ouvrir une enquête sur ce qui s’est passé à la fac de Said Hamdine pour faire toute la lumière sur ce qui s’est passé”, a demandé le célèbre avocat.

Enfin, Me Bouchachi a appelé à la poursuite des manifestations pacifiques pour faire aboutir les revendications du peuple. “Il faut poursuivre”, parce que le régime, “ne partira pas rapidement”, et va “s’entêter”, et essayer de rester, et même mobiliser ses éléments pour une contre-révolution. “Il faut montrer que nous sommes déterminés, il faut que nous mettions de côté nos divergences”, a-t-il soutenu, en appelant à la poursuite des manifestations pacifiques.

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